Kompany: "Avant, la Coupe de Belgique importait peu à Anderlecht, désormais on veut tout gagner"

La finale approche et Vincent Kompany espère soulever le trophée.

Le coach d'Anderlecht a répondu aux questions avant la finale de la Croky Cup.

Ashimeru, Verschaeren et Gomez se sont entraînés ce dimanche matin, sont-ils prêts à jouer ?

(il sourit) "Je ne dirai rien à là-dessus."

Comment gérez-vous le stress de ce genre de match ?

"C'est assez comparable avec l'expérience de joueur. Il y a une montée en puissance vers la finale."

En tant que joueur, changiez-vous votre préparation ?

"Non, justement. La plus grosse leçon qu'on peut assez rapidement tirer de ce genre de match est qu'il ne faut rien changer. On ne contrôle pas tout les éléments d'un match. Il faut garder notre ligne de conduite. Dans certains matchs, l'émotion peut prendre le dessus mais il faut la contrôler. Si les équipes qui s'affrontent se valent, celle qui reproduit le mieux ses tâches sera plus décisive aux moments importants."

Avez-vous trouvé les mots pour faire passer ce message ?

"Si je commence à coacher pour la finale maintenant, il est déjà trop tard. On parle de ces matchs-clés depuis le début de saison. Et même déjà la saison passée, ce qui explique notre bonne fin de saison."

Avez-vous tiré des leçons du dernier match contre La Gantoise ?

"Nos deux matchs face à eux cette saison ont été équilibrés. Nous avons réalisé un bon match à Gand et seul le résultat n'était pas en notre faveur. Mais ce match fait partie du passé. Maintenant, nous devons ajouter le résultat."

Pouvons-nous nous attendre à un Anderlecht plus organisé qu'à l'habitude ?

"Gand est arrivé en finale en jouant un match en bloc face à Bruges. Nous avons une aptitude similaire. À certains moment nous pouvons gérer et à d'autres jouer absolument un football offensif. Plus que parler de jeu haut ou bas, on veut être dangereux tout le match."

Ce serait votre premier trophée comme coach. Quelle est son importance pour vous ?

"Posez-moi la question après le match. Les rêves et les scénarios sont pour le début de saison. Les supporters doivent vivre avec de l'espoir. Nous devons jouer en croyant en nous. À ce stade-ci, rêver ne sert plus à rien."

Vous n'avez jamais gagné la Coupe de Belgique en tant que joueur…

"C'est juste. Mais je peux gagner la Coupe cinq fois, ce sera pareil à chaque fois. Il faut respecter la victoire. J'espère vivre un beau moment et le refaire encore après. Dans ma tête, je suis à 100 % coach mais je me sens encore membre du groupe."

Comment expliquer qu'Anderlecht n'a gagné que neuf fois la Coupe ?

"Parce que ce n'était pas une priorité pour le club. Parfois, on ne mettait pas les meilleurs joueurs avant les demi-finales. On veut désormais tenter de tout gagner. Nous avons connu une période difficile qui nous a appris que les trophées étaient tous importants."

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