Wout Faes goûte à sa première Coupe du monde : "C'est important pour la nouvelle génération de défenseurs"
Avec Wout Faes, Zeno Debast et Arthur Theate, la moitié de la défense belge totalise six capes et pas le moindre grand tournoi.

- Publié le 14-11-2022 à 20h04
- Mis à jour le 15-11-2022 à 08h03

On l'a appelé l'invité surprise, l'homme des cinq minutes chez les Diables. Pas de quoi fanfaronner. Mais Wout Faes se voit plutôt comme le doyen d'une nouvelle génération de défenseurs centraux. Cette relève qu'attend tout le pays mais aussi Jan Vertonghen et Toby Alderweireld. La Coupe du monde au Qatar devrait s'écrire sous le signe dans la transmission générationnelle.
Des rookies derrière
Roberto Martinez a osé. Surpris, même. C'est assez rare pour le noter. Sa défense composée de Jan Vertonghen, de Toby Alderweireld et de Leander Dendoncker transpire le vécu. Leurs remplaçants sont d'un autre type. Ils ne totalisent que six caps… à trois. Zeno Debast est le moins expérimenté de manière globale. À 19 ans, le Brabançon a joué 35 matchs chez les pros, dont deux avec les Diables. Avec Wout Faes (24 ans) et Arthur Theate (22 ans), ils représentent ce que pourrait être la défense belge du futur.
"Je pense que la présence de jeunes défenseurs est importante pour la nouvelle génération, explique Wout Faes. Cette Coupe du monde est idéale pour nous amener l'expérience d'un grand tournoi."
Faes a longtemps porté le brassard des Diablotins. Il était également le capitaine des U17 médaillés de bronze à la Coupe du monde 2015. La suite était toute tracée, mais le pas vers les Diables a été compliqué. À compter de ce jour, il n'a joué que cinq petites minutes en équipe nationale. Face à la Pologne en juin dernier.
"J'ai osé franchir un pas avant la Coupe du monde et ça m'a réussi."
Alors, à quoi doit-il sa sélection ? À son début de saison. Transféré de Reims à Leicester cet été contre un chèque de plus de 17 millions €, il a fait le pari risqué à trois mois du Qatar. Pour le même prix, il ne jouait pas avec les Foxes et disait adieu à ses rêves de Coupe du monde.
"Je ne vais pas appeler ça un pari, sourit-il. J'ai joué deux ans en France et j'avais besoin de franchir un cap dans mon évolution. Et, oui, j'ai osé poser un choix fort et il m'a permis d'être ici. C'est une situation de win-win."
Le chouchou de Leicester
On ne commencera pas à le comparer au phénomène Wesley Fofana, qu'il a remplacé après son départ à Chelsea, mais il a un peu remplacé le Français dans le cœur des fans des Foxes. "Je ne peux pas nier que leur soutien me touche, sourit celui qui reste sur un 12 sur 15 en Premier League et cinq clean sheets en huit matchs.
Son niveau actuel et son acclimatation très rapide à la Premier League sont plus difficiles à expliquer. Martinez dit de lui qu'il a "plus évolué en six semaines que certains en une saison". Difficile de trouver un plus beau compliment. "Le coach m'a dit qu'il était très satisfait de mes progrès, enchaîne-t-il. Les débuts avec Leicester n'étaient pas simples. J'ai dû me faire à l'intensité sur le terrain et à l'entraînement. Ici, tu dois te donner à 100 %."
Au point que le joueur, encore juste heureux d'être là il y a un an, affiche désormais fièrement ses ambitions : "Le coach décide, mais j'espère jouer. Je suis en tout cas prêt à le faire."
