Comment Anderlecht a étoffé son arsenal offensif
Les Mauves ont battu le RWDM en mettant en avant de nouvelles armes offensives qui seront bien utiles en playoffs.

- Publié le 11-03-2024 à 08h43

Brian Riemer a répété au long de la semaine qu'il ne voulait plus connaître le même stress qu'à Eupen. Son équipe avait oublié de plier le match. Elle l'a fait en une demi-heure face au RWDM. Sans forcer mais en étalant quelques qualités qui pourront valoir de l'or durant les playoffs.
Les phases arrêtées pour débloquer les matchs
Encore une fois, Anderlecht a marqué sur phase arrêtée. C'est devenu une bonne habitude du RSCA cette saison. Et plus particulièrement depuis le début de la nouvelle année. Le travail réalisé durant le stage avec Yannick Euvrard, coach des phases arrêtées, paie depuis quelques semaines.
En 2024, Anderlecht marque près d'un but sur deux sur phase arrêtée
"Ce sont des moments qu'il faut pouvoir exploiter, explique Yari Verschaeren, à la base de la combinaison amenant au 0-1 face au RWDM. Nous les travaillons énormément ces dernières semaines et on a déjà constaté qu'elles ont engendré beaucoup d'opportunités. On en a encore profité ce week-end."
Les Mauves ont marqué neuf fois sur phase arrêtée depuis le début de la nouvelle année dont trois penaltys. C'est presque 50 % du total de but de l'équipe sur ce laps de temps. Des statistiques que peu d'autres clubs affichent.
"Les phases arrêtées sont devenues une grande arme pour nous, affirme Brian Riemer. On a investi dans cet aspect du jeu cet l'été avec le recrutement de Yannick (Euvrard) comme coach spécifique. J'ai compris leur importance lors de mon passage à Brentford." Le coach du RSCA y a croisé le chemin de l'Allemand Nicolas Jover, actuellement actif à Arsenal et considéré comme une référence mondiale en la matière.
Il a juste fallu que la sauce prenne. "Les joueurs devaient s'adapter à ce qu'on demande. Peu d'entre eux ont travaillé de la sorte sur ces éléments spécifiques. Comme nous n'avons pas la plus grande équipe de la compétition nous cherchons des variations pour se mettre dans des positions qui permettent à nos joueurs de faire usage de leurs qualités. Le travail commence à payer."
Dreyer en sniper
Anderlecht s'est également rassuré quant à sa capacité à marquer sans être dans une position dangereuse. "Le coaching moderne pousse à isoler des joueurs dans des zones spécifiques d'où ils peuvent tirer, avait déjà expliqué Brian Riemer. Mais il y a une exception dans mon groupe : Anders Dreyer."
Dreyer pose un dilemme aux adversaires.
Comprenez que le Danois qui affiche déjà 15 buts en Pro League cette saison n'a pas besoin de véritable occasion pour trouver le chemin des filets. Selon Wyscout, il n'avait que 16 % de chance de marquer sur son but face à Molenbeek. "Je pense qu'il montre que ce n'est pas de la chance mais de la qualité, insiste Riemer. Il pose un dilemme aux adversaires. Soit ils doivent presser sur lui de manière très agressive et créer de l'espace de l'autre côté du terrain. Soit ils lui laissent de l'espace et s'exposent à une frappe et donc un but. C'est une qualité rare dont nous devons profiter."
Ils ne loupent plus de penalty
Pour trouver le dernier penalty loupé, il faut revenir à l'époque de Vincent Kompany. Anderlecht est sur une belle série de 19 penaltys convertis d'affilée. Le dernier loupé date du 5 avril 2021. Il y a près de trois ans. L'auteur du loupé était Lukas Nmecha face à l'Antwerp, pourtant tireur désigné en 2020-21. Le spécialiste de la saison actuelle a une nouvelle fois frappé. Dolberg a marqué un troisième penalty même si Hazard se serait bien offert une première tentative. Quand Dolberg n'est pas là, Dreyer et Vazquez font office de remplaçants de luxe dans l'exercice. Dans des matchs serrés, le sang-froid est une qualité importante.
Tellement de choix dans le milieu
Brian Riemer a eu le luxe de laisser Mats Rits sur le banc. L'indéboulonnable numéro 6 a été épargné pour pouvoir souffler à l'approche des playoffs. Ce qui a permis de mettre en valeur la richesse que possède Brian Riemer dans l'entrejeu. Théo Leoni a montré sa polyvalence en évoluant devant la défense tandis que le retour de Thomas Delaney va faire du bien pour ses courses et son influence globale sur le jeu. "J'ai tous des types de joueurs différents, se réjouit Riemer. Chacun peut apporter sa propre touche et chaque trio sera différent."
Il a déjà annoncé qu'il composera son triangle en fonction de l'adversaire et du plan de jeu de son équipe. Un luxe.