Anderlecht repositionne Flips en meneur de jeu
Alexis Flips a réalisé une bonne préparation dans un nouveau rôle de numéro 8 et espère avoir sa chance.

- Publié le 17-07-2024 à 06h51

Loin des yeux, loin du cœur. Alexis Flips s'est exilé à Ankaragücü pour les derniers mois de la saison dernière. Il est pourtant bel et bien présent depuis le début de la reprise des entraînements et fait partie des joueurs qui pourraient faire parler d'eux en début de saison et par la suite.
Un prêt qui a tardé à être payant
Le Français est de retour de prêt et a passé une saison 2023-24 plus compliquée que ses premières minutes avec Anderlecht pouvaient le laisser penser. Arrivé un peu avant la mi-août, Flips a vité enchaîné les titularisations avant de glisser sur le banc et de connaître lors du temps additionnel du match à l'Antwerp le 17 décembre derniers ces ultimes minutes en match officiel avec le Sporting.
Après cette 13e apparition de la saison, le joueur a forcément eu besoin de temps pour convaincre Emre, son entraîneur en Turquie, et retrouver le plaisir du terrain. Ce qui ne l'a pas empêché de terminer la saison dans la peau d'un titulaire lors des cinq dernières journées de championnat et de s'illustrer lors de la demi-finale de Coupe perdue face au Besiktas. Lors de cette double confrontation, le Français a été l'un des meilleurs sur le terrain au point d'impressionner la formation stambouliote. Mais cette belle aventure en Coupe n'a été qu'une parenthèse dans une saison délicate : Ankaragücü a terminé 17e du championnat pour finir par être relégué…
L'envie de réussir
À peine parti en Turquie, Flips avait annoncé son envie de revenir à Anderlecht. Le meneur de jeu est heureux à Bruxelles et se sent bien chez les Mauves où il est apprécié dans le groupe. Il a notamment forgé de forts liens avec Thorgan Hazard et avec Zeno Debast, désormais parti au Sporting Portugal. L'échec de la saison passée lui est resté en travers de la gorge et sa seule envie est de prendre de temps de jeu afin de ne pas être en retard sur son plan de carrière. À 24 ans, il estime avoir perdu une année. Prendre un maximum de temps de jeu sera impératif s'il souhaite s'imposer à Anderlecht mais aussi dans la suite de sa carrière.
Riemer voit désormais Flips comme un de ses numéros 8
Anderlecht l'a remis au cœur du jeu
Le retour du Français aux entraînements a été assez positif. Il est arrivé sans avoir pris de retard physique et a directement pu travailler à fond avec le groupe. Il a réalisé quelques prestations convaincantes et fait partie des bons éléments lors des entraînements.
Riemer ne cache d'ailleurs pas apprécier son profil. Le coach a d'ailleurs, malgré certains manquements sur les ailes, décidé de faire de Flips un de ses milieux de terrain. Il travaille uniquement comme numéro 8 et a joué les matchs amicaux dans cette position. Le Français a pour lui de posséder un style assez unique. Riemer a souvent vanté l'importance d'avoir une multitude de profils dans son entrejeu. Flips apporte une touche différente de Yari Verschaeren, Majeed Ashimeru et Mario Stroeykens, ses concurrents aux postes les plus offensifs de l'entrejeu.
La tentation Lens
Flips ne veut plus être un plan B. Le match de gala de samedi contre Wolfsbourg ainsi que les premières journées de championnat donneront le ton de sa saison. S'il ressent la confiance de son coach, il fera tout pour saisir sa chance et devenir un élément important pour la saison à venir, histoire de chasser la frustration de ses premiers mois anderlechtois.
L'option d'un départ existe et reste sur la table. Villarreal a approché le joueur mais ni lui ni le club n'a donné suite. Le sous-marin jaune n'offrait pas assez au club et voyait Flips comme un joueur de rotation. Son option principale est un départ à Lens, le nouveau club de Will Still. Le Belge adore Flips qu'il a eu sous ses ordres à Reims et avec qui il avait tissé un lien fort. L'été dernier, il a longtemps tenté de le conserver en Champagne mais l'offre d'Anderlecht était trop tentante pour les Rémois.
Flips espère percer au RSCA mais est tenté par un départ chez les Sang et Or. Parce qu'il est natif de la région et ne devra pas faire déménager toute sa famille (sa femme attend leur troisième enfant) à des milliers de kilomètres comme cela a été le cas pour le début d'année 2024. Dans sa tête, les choses sont claires : ce sera soit Anderlecht, soit Lens. À moins d'une offre énorme d'un club qui ne s'est pas encore manifestée.