Anderlecht bat la Real Sociedad : c'étai(en)t le(s) siège(s) de San Sebastian
Le Sporting a réalisé l'exploit d'aller s'imposer sur le terrain des Basques. Les joueurs se sont illustrés. Pas une certaine frange des supporters qui a balancé des sièges.

- Publié le 04-10-2024 à 06h51

Une nouvelle réputation va coller aux basques d'Anderlecht. Celle de surprise. Jamais la Real Sociedad n'aurait cru devoir s'incliner face à une équipe en crise et largement inférieure à elle sur le papier. Les Mauves l'ont pourtant fait.
Le mental a été la principale arme du RSCA. La nouvelle bourde de Zanka – on pourra bientôt en faire une expo – a offert les commandes aux Txuri urdin. Vu la crise que connaît actuellement le club le plus titré de Belgique, une soirée cauchemardesque semblait au programme. Dix minutes plus tard, le match aurait pu être plié. Zanka (oui, encore lui) est passé sous le ballon mais Sadiq a été maladroit.
Anderlecht ne parvenait pas à poser son jeu. Les joueurs se contentaient de balancer de longs ballons en espérant que Vazquez en fasse quelque chose. Parlons d'ailleurs de la présence de l'Argentin. Le coach David Hubert a posé trois choix forts avec son attaquant mais aussi Degreef et Foket dans le 11. Un message à moitié caché que le Clasico comptait plus que ce match de gala. La Real Sociedad s'en fichait encore plus avec 10 nouveaux joueurs de champ. Si les matchs des équipes B offrent autant de spectacle, on en redemande.
Un peu de magie et de l'efficacité
Revenons au jeu mauve. Au moment de l'égalisation, le Sporting avait retrouvé ses bases. Des relais, des combinaisons simples. Ce n'est pas par hasard si le premier but tombe après un enchaînement de frappes contrées.
Pas étonnant non plus que Dreyer lance Vazquez dans l'espace suite à une récupération de guerrier de Simic. Un vent de fraîcheur souffle sur cette équipe qu'on sent libérée mentalement. Le jeu n'est pas encore totalement au rendez-vous mais l'esprit est bien présent.
La magie qui a tant manqué depuis le début de saison est venue du pied de Théo Leoni. Le gaucher a décidé de marquer ses plus beaux buts du droit. Celui-ci va entrer tout en haut de sa liste avec une volée de l'intérieur en pleine lucarne. Anderlecht n'avait plus connu ce genre de moment de réussite depuis longtemps. Deux frappes cadrées, deux buts.
La police a mis des coups de matraque
On ne saura jamais si la prise de pouvoir du RSCA est liée à ce qui s'est passé tout en haut dans le coin de la Reale Arena. Juste avant le 1-1, tout le stade s'est tourné vers le bloc situé sous celui des supporters les plus chauds. Des objets, rapidement identifiés comme des sièges, tombaient telles de la pluie vers l'anneau inférieur.
C'est ensuite le bloc d'à côté qui s'est vidé, visiblement effrayé par le comportement de certains. Le dispositif policier avait pourtant assuré le calme dans les rues de San Sebastian malgré l'énorme contingent belge (1 200 supporters).
Les joueurs de la Real Sociedad ne sont visiblement pas habitués à ce genre de violence qui ne fait pas partie de leur culture. Alex Remiro, le gardien, a même fait signe à l'arbitre qu'il fallait arrêter temporairement le match et rentrer au vestiaire. Un message du speaker et quelques coups de matraque de la police ont suffi. Le résultat a fait le reste.
D'après nos informations, seuls quelques éléments perturbateurs ont été impliqués dans ces faits. Ces agissements vont à l'encontre du standing de l'Europa League mais aussi du club dont le nouveau slogan – Noblesse oblige – dit long sur la classe attendue de toutes les franges du club.
Les joueurs ont été à un bien meilleur niveau que les quelques fauteurs de troubles. En seconde période, la Real Sociedad a jeté toutes ses forces dans la bagarre sans jamais parvenir à faire bouger le mur anderlechtois. Une victoire fondatrice.