Les arbitres, la chance et la qualité de Dolberg devant le but: contre Gand, tout a réussi à un RSCA prêt à affronter Porto
Anderlecht et Dolberg enchaînent et continuent de planter but sur but. Les Mauves sont-ils lancés en Pro League ?

- Publié le 25-11-2024 à 06h35
Quatorze buts en trois matchs, c'est juste énorme. Anderlecht est sur une série historique digne des cartons que les Mauves enchaînaient à l'époque de John van den Brom. Cette équipe marque autant les points, les buts que les esprits. Écraser le Cercle et Courtrai est une étape. En faire de même avec La Gantoise est une confirmation. Les Buffalos font partie des candidats au top 6 et seront des concurrents du RSCA jusqu'au bout de la saison.
Les Mauves ont écrasé Gand dans les chiffres. Sur le terrain, la domination était moins marquée. Les hommes de Vrancken se sont créé quelques belles possibilités avant d'être réduits à 10 et auraient pu réclamer mieux que la gifle à laquelle ils ont eu droit.
Cet Anderlecht illustre parfaitement la théorie de la bouteille de ketchup. Une fois qu'il coule, il est difficile de l'arrêter. Tout va dans le sens du RSCA. Commençons par l'aspect le plus négatif : l'arbitrage. Coosemans aurait-il mérité d'être sanctionné pour son tirage de maillot sur Dean ? Oui. Torunarigha méritait-il sa deuxième jaune ? Non, il joue le ballon. Problème : le Var ne peut pas intervenir pour ce genre de situation. Les Buffalos se sont d'ailleurs plaints d'un arbitrage à sens unique. "On a été freinés par l'arbitrage", a lancé Surdez à la pause.
La réussite, elle se jauge devant le but. Où Delorge se heurte à Coosemans, Rits joue au flipper avec les dos d'Ito et Watanabe pour tromper Roef. Sans les déviations, jamais Anderlecht n'ouvrait le score après une grosse vingtaine de minutes et sans grosse opportunité avant celle-ci.
Résumer Anderlecht à de la chance serait réducteur. Quelque chose est en train de se passer dans cette équipe. On a pu être témoins de quelques sorties de balle qui avaient disparu il y a quelques mois de cela. Les Mauves jouent en un temps, vite et au sol. Le 2-0, c'est une ébauche d'un retour au style de la maison. De la course de Sardella à l'assist de Dolberg pour Edozie.
Pas étonnant que le stade s'enflamme littéralement pour son équipe. Les deux kops ont sorti les torches et les feux d'artifice en début de match. Pour marquer le coup quant au retour annoncé d'une union sacrée entre les tribunes et le terrain. Le lien avait eu tendance à s'effriter avec la baisse de spectacle sur le terrain. Le match s'est conclu sur des "olé" à chaque touche de balle. Les Gantois étaient excédés de voir les Mauves jouer à la baballe pour affirmer leur domination.
Pour revenir à la théorie de la bouteille de ketchup, personne ne l'illustre mieux que Dolberg. Un but sous Riemer. Deux de plus sous Hubert. Ses 12e et 13e déjà depuis le changement de coach. On le glissait d'ailleurs à un collègue avant son coup franc : il rayonne sur le terrain et transpire la confiance en lui. Tout ce qu'il touche se transforme en but. Son nouveau statut n'est pas volé. Grâce à son doublé (d'une volée en fin de match), il portera le taureau d'or de meilleur buteur de Pro League face à OHL.
Le demi-match, en supériorité numérique, est anecdotique. Samoise a eu la bonne idée d'animer la fin du match d'un geste dommageable qui lui a valu une rouge directe. Araujo, contre son camp, et Amuzu ont fait de ce match une correction. Dans la tête des Mauves le vrai match était déjà plié à l'heure de jeu. David Hubert a d'ailleurs rapidement fait tourner. Le match face à Porto était déjà dans un coin de sa tête. La répétition générale avant le match de gala est réussie.