Qui est Ilias Koutsoupias, surnommé en Italie le Marschisio grec et nouveau milieu de terrain d'Anderlecht ?
Formé en Italie, passé par sept clubs italiens, le Grec Ilias Koutsoupias (25 ans) s'est engagé avec Anderlecht.

- Publié le 04-09-2026 à 11h16
- Mis à jour le 04-09-2026 à 11h25

Comme Oleg Reabciuk, Thelo Asgaard, Andrew Omobamidele et Romeo Atmane, Ilias Koutsoupias a assisté à la victoire de sa nouvelle équipe depuis les tribunes ce jeudi soir. Sa signature est venue boucler le mercato mauve. Et satisfaire un besoin après les départs des Nathan De Cat et Saliba.
Le Grec de 25 ans est un taulier de la D2 italienne et doit devenir un leader technique du milieu de terrain où il est attendu comme un complément à un milieu au profil plus défensif.
Un mezzala inspiré par Iniesta
Car le joueur qui évoluait à Frosinone ces 18 derniers mois ne se contente pas que de récupérer des ballons devant sa défense. En témoignent ses statistiques : 8 buts et 4 assists sur l'exercice 2025-26 en Serie B italienne.
Il se définit lui-même comme un box-to-box qui aime s'infiltrer dans la surface. Une qualité qui était soulignée quand on évoquait le profil d'un certain Santi Garcia dont le transfert a finalement capoté, faute d'accord avec Gil Vicente.
En Italie, on a parfois parlé de lui comme d'un mezzala pour définir son profil. Le terme signifie demi-aile et résume souvent un milieu de terrain très complet qui, en possession, se poste dans un espace excentré entre la défense et le milieu adverse. Kevin De Bruyne ou encore Andres Iniesta excellent dans ce rôle.
En Italie, Koutsoupias s'est vu affublé du surnom de Marchisio grec, en référence au milieu de terrain passé notamment par la Juventus et souvent complimenté pour son QI foot et son profil complet.
Il cite d'ailleurs volontiers Iniesta et Pogba comme ses références au milieu de terrain même s'il considère qu'à l'heure actuelle, aucun médian n'est meilleur que Jude Bellingham. Son idole d'enfance se nomme Ronaldinho. Aux antipodes de son profil, lui qui est vu par les médias italiens comme "provocateur sur le terrain mais humble et calme en dehors". Il aimait d'ailleurs jouer aux échecs pour se détendre après un entraînement.
Un caractère forgé dans l'exil
Koutsoupias a été formé en grande partie à l'OFI Crète, où son père a terminé sa carrière en 2007 et que le Sporting affrontera en Grèce le 26 novembre, sans que lui puisse être sur le terrain, faute d'avoir pu être inscrit sur la liste européenne. Recruté par Platanias à 14 ans, le fiston a dû se coltiner près de trois heures de route tous les jours entre son domicile et son club, prenant même parfois le bateau pour aller jouer ses matchs.
À 16 ans, il tente le grand saut vers l'Italie pour rejoindre le centre de formation de la Virtus Entella. Sans parler un mot d'italien et sans ses parents pour l'aider. Une expérience qu'il n'a jamais regrettée car son intégration n'en a été que plus rapide. Il se dit d'ailleurs sportivement plus italien que grec.
Ce transfert l'a également préparé à la suite car le joueur n'a cessé de bouger. Sept clubs en autant d'années chez les pros. Avec des prêts, de galères et des choix osés. Il a, par exemple, à 18 ans pris la décision d'aller en Serie B à Ternana plutôt que de rester en réserve à Bologne, club pourtant plus huppé.
Un choix judicieux car Benevento a lâché plus de deux millions pour lui en 2023. Juste avant une grave blessure. Prêté à Bari dans la foulée de son achat, Koutsoupias se déchire les ligaments croisés du genou à la mi-saison. Catanzaro tente le coup en l'achetant à bas prix à l'été 2024 mais sa saison en Serie B n'est pas convaincante. Il est bradé à Frosinone dès janvier. Sa première demi-saison est quasiment blanche à cause d'une blessure. Mais il trouve dans ce coin d'Italie un professeur en la personne de Massimiliano Alvini. Le coach de Frosinone fait de lui un de ses joueurs clés. Le club est monté en Serie A en mai dernier et le Grec a été considéré comme l'un des artisans de cette belle saison.
Il a travaillé avec Mihajlovic et Cannavaro
Koutsoupias n'a pas connu l'élite italienne mais a croisé du beau monde sur son passage. Dans une interview, il est revenu sur sa collaboration avec Sinisa Mihajlovic. Le Serbe était alors l'entraîneur de Bologne et le Grec était parfois invité à s'entraîner avec le noyau A. Le coach insistait sur l'importance de savoir commettre une faute tactique pour couper une phase dangereuse. Jeune joueur, Koutsoupias a appliqué la consigne en tirant le maillot d'un équipier à l'entraînement. Il s'est fait copieusement engueuler sans comprendre pourquoi, vu qu'il avait suivi les ordres.
Autre grande figure marquante de sa carrière : Fabio Cannavaro. L'ancien Ballon d'or était son entraîneur à Benevento. Il a d'ailleurs confié avoir été très impressionné par l'ancien défenseur italien lors des premiers entraînements.
Gamin, il a même été coaché par Genaro Gattuso à Ofi Crète. L'Italien invitait parfois des jeunes du club à participer à des séances du noyau A. Koutsoupias en faisait partie alors qu'il était en U15. Peut-être que l'ancien champion du monde lui voyait déjà certaines qualités.