L'icône anderlechtoise Attila Ladinszky a pu quitter les soins intensifs
Le "Gitan" hongrois d'Anderlecht souffre du cœur : voilà plus de deux semaines qu'il est hospitalisé.

- Publié le 08-05-2020 à 09h30
- Mis à jour le 08-05-2020 à 09h31

Le "Gitan" hongrois d'Anderlecht souffre du cœur : voilà plus de deux semaines qu'il est hospitalisé.
Attila Ladinszky (70 ans), joueur hongrois iconique d'Anderlecht entre 1973 et 1975, l'a échappé belle. Hospitalisé d'urgence dans l'hôpital Saint-Janos à Budapest avec des problèmes cardiaques le 20 avril, il a passé deux semaines aux soins intensifs. Selon nos informations, il a pu rejoindre une chambre normale. Ladinszky n'a pas été atteint par le coronavirus.
Ce n'est pas la première fois que le Hongrois a des problèmes de santé. En juin 2014, déjà, il a été transporté d'urgence à l'hôpital. "Je pensais que je déménageais au ciel", disait Ladinszky, dont le cœur ne fonctionnait plus qu'à 24 %. Depuis, il ne buvait plus, et avait arrêté de fumer, lui qui consommait trois paquets par jour.
Son histoire est digne d'un roman. Il a fui le communisme de son pays en s'échappant d'un hôtel à Liège, où les Espoirs hongrois affrontaient la Belgique. Il a d'abord signé à Feyenoord avant de débarquer à Anderlecht en mai 1973.
Son premier match fut une finale de Coupe de Belgique contre le Standard : il inscrivit 2 buts (2-1), qualifiant in extremis le Sporting pour l'Europe. La saison suivante, il termina meilleur buteur du championnat avec 22 buts. Les fans des Mauves étaient fous du Gitan, et scandaient "Un, deux, trois, Attila est là".
Mais Ladinszky aimait trop la vie nocturne, les boîtes de nuit, les filles, l'alcool et la cigarette. Il s'est donc disputé avec le coach Urbain Braems. Transféré à Séville, il a offert la première victoire du Betis au Real Madrid en 50 ans (0-1) et a marqué un hat-trick contre le FC Séville. Quand le Betis est descendu en D2, il est rentré en Belgique. Georges Heylens, coach de Courtrai, a pu éviter de justesse qu'il ne signe au RWDM.
Après sa carrière (il a aussi joué à Toulouse), il a tenu un bar à Séville et un restaurant à Bruxelles. À la fin des années 1990, il est rentré en Hongrie.
