Pour Zaroury, c'est l'heure du rebond !
Anass Zaroury est redevenu décisif ces deux derniers matchs après une mauvaise période.
- Publié le 11-02-2022 à 08h25
- Mis à jour le 11-02-2022 à 13h07

C'est tout le problème des tubes de l'été. Ils disparaissent aussi vite qu'ils ne sont apparus sur le devant de la scène. Fort heureusement pour lui, Anass Zaroury n'a jamais été écarté totalement, mais la tonalité de ses dribbles et de son jeu tout en mouvement n'était plus aussi percutante ces derniers mois que lors des premières journées de championnat.
Une première blessure comme coup d'arrêt
Ses débuts parmi l'élite se sont pourtant déroulés comme dans un rêve. En l'absence de Shamar Nicholson parti à la Gold Cup, Edward Still l'a transformé en second attaquant dans son 3-5-2, lui l'ailier de formation.
La transition avec Lommel et la D1B avait été parfaitement digérée comme en attestent ses trois buts lors des cinq premières journées et une activité incessante sur le terrain. "Je ne suis pas étonné par mon début d'exercice. J'étais conscient de me trouver dans une bonne phase. Avec les entraînements, la préparation et les amicaux, tout portait à croire que j'étais bien rentré dans ma saison et que j'étais prêt", dressait-il comme premier bilan.
La belle histoire se poursuit par une première sélection officielle chez les Espoirs de Jacky Mathijssen. Une inflammation à la cheville ressentie depuis la rencontre face au Beerschot le prive de ce rendez-vous avec les U21. Cet évènement allait constituer un premier coup d'arrêt dans l'exercice du Malinois.
"Dans chaque saison, on peut connaître des hauts et des bas. Dans mon cas, il faut reconnaître qu'indépendamment de ma situation personnelle, il y a le fait qu'Ali Gholizadeh ait recommencé à jouer à un très haut niveau. Il a prouvé toutes ses qualités et à partir de là, il faut accepter les choix du coach."
Le retour aux affaires de l'Iranien début octobre après Courtrai l'a contraint définitivement à changer de statut, relégué sur le banc et ne se contentant que d'entrées en jeu de vingt minutes en moyenne.
Edward Still le relance à l'Union mais le joueur de 21 ans se montre transparent à l'image de ses coéquipiers. Il devra attendre cinq longs matchs pour regoûter aux joies d'une titularisation.
"Si je rentre, c'est pour créer la différence même si ce n'est pas toujours évident de faire son apparition quand le score est serré. C'est difficile. Tout autre joueur a envie de jouer tous les matchs mais ça fait partie d'une carrière de foot. Il faut l'avaler et gratter le plus de minutes possible", confiait-il après le revers à Genk.
À l'image de ce que vit Andreou actuellement, ce coup d'arrêt est inhérent à un jeune en manque de repères et dépourvu d'expérience de haut niveau.
Le départ de Nicholson a tout changé
Comment l'élément façonné par l'académie de Jean-Marc Guillou à Tongerlo a-t-il pu revenir sur le devant de la scène après des mois de doutes ? Il y a d'abord eu la qualité fournie dans ses entraînements où il a eu le mérite de ne jamais rien lâcher ni dans son travail, ni dans sa tête.
Le transfert de Nicholson au Spartak Moscou a également représenté un paramètre décisif en libérant une place dans le onze d'Edward Still. Il a fallu toutefois patienter jusqu'au déplacement à Saint-Trond pour qu'il soit à nouveau décisif mais sur les pelouses, Zaroury est redevenu la caution créative du Sporting en compagnie de Gholizadeh.
Avec en moyenne 7,28 dribbles réussis par match soit 53 % de ses tentatives, le Belgo-Marocain incarne le rôle de Zèbre le plus prolifique dans ce domaine. Sa relation avec Kayembe, son partenaire privilégié, permet aux Zèbres de trouver une faille dans le bloc adverse grâce aux montées incessantes du latéral et aux intervalles trouvés brillamment ces deux dernières semaines par l'ancien Lommelois. Son but de la tête dans le Limbourg malgré son gabarit de poche (1,76 m) s'apparente à un déclic mais ses atouts se retrouvent loin du rectangle.
Sa capacité à dézoner ou à redescendre assez bas dans le jeu pour toucher le cuir désoriente les défenses. La carte de ses mouvements sur le terrain ne trompe pas. S'il est considéré comme un deuxième attaquant, le Diablotin passe la plupart de son temps sur son côté de prédilection, le flanc gauche où il se montre décisif éloigné du but.
Contre Seraing, c'est là où il a récupéré le ballon aux trente mètres avant d'offrir une passe décisive d'une superbe ouverture destinée à Van Cleemput. "Quand Anass entre à l'intérieur du jeu, il faut toujours s'infiltrer et prendre la profondeur", annonce le buteur d'un soir.
Les Blauw en Zwart et le duo Odoi-Mata sont prévenus. C'est à gauche que la force tranquille de Charleroi pourrait faire la différence ce dimanche soir.