Frank Defays, un tout autre style qu'Edward Still
La communication et l'approche de Frank Defays sont très différentes par rapport à son prédécesseur Edward Still.
- Publié le 30-10-2022 à 13h00

La première conférence de presse de Frank Defays comme entraîneur principal - intérimaire - du Sporting de Charleroi aura duré 9 minutes 30, ce vendredi. Suffisant pour constater la différence d'approche et de caractère par rapport à Edward Still, remercié samedi.
Presque tout les oppose : Defays a 48 ans, plus de 300 matchs professionnels au compteur en ayant appris le football en division inférieure. Il est de l'ancienne génération. Still, lui, a 31 ans, ne renferme pas du tout le même vécu. Il a surtout alimenté sa passion du jeu par un cursus plus scolaire, renforcé par plusieurs expériences (analyste vidéo, adjoint…) dans des clubs divers (Saint-Trond, Club Bruges, Antwerp, Shanghai).
Dans le discours de Defays, ce vendredi, on a senti ce grand écart. Son ancien T1 aimait objectiver ses réponses, souvent longues. Il les nourrissait parfois de données et dégageait une certaine assurance. La communication de l'ancien capitaine du Sporting - qui redécouvrait l'exercice médiatique de veille de match - était logiquement plus mesurée, moins sonore. "Je ne veux parler que du club. Moi, je ne suis pas important […] Je ne vous donnerai pas l'équipe ni le dispositif mais l'important est de mettre l'équipe la plus équilibrée et qui nous convainc avec le staff." Alors, il a surtout été question d'état d'esprit. "Au-delà des qualités footballistiques dont on peut disposer dans notre groupe, je veux qu'on ajoute cet aspect guerrier. Aujourd'hui, c'est la guerre. Il faut aller au combat. Si je dois parler d'un changement que je voudrais apporter, c'est ça. Notre football viendra naturellement par la suite." On le comprend à demi-mot, les data, c'est moins le dada de Defays : "Le football évolue. Tous les métiers évoluent. On s'adapte et on doit se servir des outils disponibles. Mais parfois, on oublie l'essentiel : l'état d'esprit. Faire les mètres pour s'entraider, refuser que le coéquipier soit en difficulté, instaurer une dynamique…. On ne doit pas oublier cet aspect-là, surtout dans notre situation."
Peu import le style, Charleroi doit se retrouver et prendre des points avant la trêve. Ce ne sera évidemment pas simple au vu de son calendrier.