Charleroi retrouve un vieux démon de l'an dernier : "On en a parlé mais tout le monde était responsable"
L'an dernier, la réception du Cercle avait été le début de la fin pour Hans Cornelis. 6 mois plus tard, les démons semblent avoir été exorcisés.

- Publié le 18-09-2026 à 13h40

On veut bien croire Mario Kohnen. Quand l'entraîneur de Charleroi prétend qu'il "ne regarde pas trop les points et la position au classement parce que ce n'est pas trop important pour le moment", on peut supposer qu'il ne le regarde pas tous les jours.
Mais le Germanophone sait aussi "que sans playoffs, tous les points que tu prends, tu les as." Et que bien que ça soit symbolique, son Sporting passera à coup sûr la longue trêve internationale à la quatrième place, même si ses Zèbres perdent face au Cercle ce samedi au Mambourg (18h15).
Le retour de Bernier attendra
Puisque les nouvelles sont belles au sein du matricule 22, tout le groupe est disponible sauf Antoine Bernier, toujours forfait à cause de son entorse à la cheville.
"Les deux semaines de trêve vont lui faire du bien. C'est dur de dire quand il va revenir. Ça ne prendra pas des mois mais j'ai quand même le sentiment que son absence pourrait encore s'étirer jusqu'à 4 semaines", nous éclaire Kohnen.
Que ce soit face à l'Union, malgré la défaite, ou à Zulte, les Sambriens ont su être brillants sans leur ailier. "Le groupe est uni. Les joueurs se battent les uns pour les autres. C'était important de réagir après le revers face aux Bruxellois. À Waregem, on a été mature. J'entends que l'on a reculé mais la possession était équilibrée et nous avions plus de tirs qu'eux", analyse le T1.
Cette impression de maturité s'est caractérisée aux yeux de la Belgique du football. Une partie se demande quand Charleroi va craquer, comme lors des dernières années, et l'autre s'interroge en estimant que rien ne semble pouvoir les arrêter.
"J'avais aussi ce sentiment-là en janvier, sourit Kohnen. Quand tu gagnes, tu as l'impression que tout va bien. Le danger, c'est d'en faire un peu moins au niveau de la mentalité et de l'intensité. Je vais pouvoir vous répondre seulement dans 3 mois à la question de savoir si on sera régulier mais je sens que ce noyau a faim."
La saison dernière, c'est justement la réception du Cercle qui avait été le point de départ de la série des 10 matchs sans victoire fatale à Hans Cornelis.
Des circonstances opposées
À l'époque, fort de quatre victoires consécutives en championnat, le Flandrien avait fait tourner en laissant Titraoui et Guiagon sur le banc à quelques jours de la demi-finale retour de la Coupe de Belgique face à l'Union.
Une erreur alors que les Hennuyers étaient lancés vers les playoffs 1. S'il n'était pas entraîneur principal à ce moment-là, Kohnen s'est-il servi de cette rencontre dans la préparation de celle à venir ?
"Je ne cache rien à mes joueurs et je l'ai évoqué. On en a parlé mais tout le monde était responsable. On avait réalisé ce choix ensemble."
De toute façon, les circonstances sont diamétralement opposées et le technicien s'est plutôt concentré à travailler tactiquement.
"Ce sera un match différent par rapport à celui de dimanche. Zulte ne réalisait pas de pressing haut. Là, les Brugeois adorent le jeu direct avec de la verticalité et beaucoup de courses."
Reste à voir si cela sera suffisant pour stopper des Zèbres toujours aussi affamés.
