Bruges a enfin enrôlé le coach qu'il voulait
"Je me réjouis de relever ce grand défi sportif. Je voulais quitter Al Shabab pour me rapprocher de mes enfants et de ma famille. Le Club m'a contacté il y a deux ans déjà, de sorte que nous nous sommes rapidement accordés..."
- Publié le 20-09-2013 à 07h51
- Mis à jour le 21-09-2013 à 13h19

"Je me réjouis de relever ce grand défi sportif. Je voulais quitter Al Shabab pour me rapprocher de mes enfants et de ma famille. Le Club m'a contacté il y a deux ans déjà, de sorte que nous nous sommes rapidement accordés. Le temps d'obtenir mon visa de sortie et mon billet d'avion et je prendrai place, dimanche, dans la tribune."
Telle est la teneur du message que Michel Preud'homme qui, la veille, s'était séparé à l'amiable d'Al Shabab, a diffusé hier depuis l'Arabie saoudite. Dans le même temps ou presque, la direction du Club Bruges téléphonait à Juan Carlos Garrido pour lui signifier qu'elle renonçait à ses services. La similitude entre ces deux initiatives n'était absolument pas fortuite. En fait, le Club Bruges attendait le désengagement de Preud'homme de son club saoudien pour officialiser le limogeage de son entraîneur espagnol. "La réaction du coach a été sereine", explique Vincent Mannaert, le manager général du Club. "Il ne l'appréhendait peut-être pas dans l'immédiat, mais notre décision ne l'a pas, non plus, pris par surprise."
Juan Carlos Garrido s'est alors présenté une dernière fois au Jan Breydel Stadion. Il a rassemblé ses ex-joueurs sur une des pelouses d'entraînement et a pris congé d'eux par un petit speech d'une dizaine de minutes avant de s'éclipser sur leurs applaudissements en levant même le pouce à l'adresse des journalistes.
Qu'est-ce qui a motivé ce limogeage attendu ?
"Nous n'avions plus foi en lui", explique Vincent Mannaert. "Les signaux n'émanaient pas uniquement de la direction mais aussi du groupe des joueurs, qui croyaient de moins en moins en ses méthodes. En football, un coach n'est pas jugé uniquement en fonction des résultats mais aussi sur base de divers autres critères. La qualité du football présenté en est un aussi important..."
De notoriété publique, celle-ci faisait totalement défaut depuis le début de la saison: "C'est exact", admet le dirigeant brugeois. "La saison dernière, nous avions prolongé le contrat de Juan Carlos Garrido parce que nous restions sur l'impression que l'équipe avait diffusée tout au long des PO. Elle y avait développé le meilleur football et avait même pu prétendre au titre jusqu'à deux journées du dénouement. Nous espérions qu'elle poursuivrait sur sa lancée cette saison. À notre grande désillusion, elle a stagné au contraire et même régressé. Nous n'avons jamais perçu le moindre indice d'une amélioration potentielle. En outre, l'élimination beaucoup trop précoce des Coupes d'Europe a pesé d'un grand poids dans notre décision de limoger l'entraîneur."
En fait, Juan Carlos Garrido était en sursis très précaire depuis cet échec devant Slask Wroclaw. Le Club attendait Michel Preud'homme. Il l'a enfin attiré… sans bourse – trop – délier. Sans même devoir verser un dédit à Al Shabah. Le Liégeois s'est engagé usqu'en juin 2016. Dans le même temps, Emilio Ferrera, qui le secondait en Arabie Séoudite, a été promu entraîneur principal d'Al-Shabab.
