Fils d'une légende, successeur de Jashari et premier souvenir avec Mourinho : qui est Aleksandar Stankovic, le prochain métronome du Club Bruges ?
Le milieu va débarquer chez les Blauw en Zwart en provenance de l'Inter Milan contre neuf millions d'euros. Voici cinq choses à savoir sur le Serbe.
- Publié le 22-07-2025 à 16h51
- Mis à jour le 25-07-2025 à 15h02

Il n'y a que Roman Yaremchuk, Igor Thiago et Raphael Onyedika qui auront coûté plus cher que lui aux Blauw en Zwart. Dès que tous les contrats seront paraphés, Aleksandar Stankovic deviendra aussi la recrue la plus chère de l'été, du côté du Jan Breydel.
Afin d'attirer le médian serbe dans ses filets, le Club Bruges déboursera trois millions d'euros de plus que pour Carlos Forbs, Ludovit Reis et Nicolò Tresoldi, qui ont tous les trois été achetés pour six millions €.
Voici cinq choses à savoir sur celui qui doit devenir le nouveau contrôleur de l'entrejeu brugeois.
1. La fameuse clause de rachat
Pas difficile de déceler l'idée qu'ont les dirigeants brugeois derrière la tête en ce qui concerne les quatre renforts fraîchement arrivés : réaliser des plus-values sur chacun d'entre eux. D'autant qu'ils possèdent tous une réelle marge de progression.
Dans le cas Stankovic, le bénéfice risque par contre d'être limité puisque l'Inter Milan a négocié une clause de rachat dans la transaction : si les Nerazzurri veulent rapatrier le milieu, ils devront débourser 23 millions € l'an prochain et deux de plus la saison d'après. Le Club Bruges, représenté par Devy Rigaux et Bob Madou en Italie il y a deux semaines, aurait idéalement voulu éviter ce scénario. Mais l'intégration de cette clause dans l'accord leur a permis de remporter la course à la signature du grand talent, face à des clubs de Bundesliga et de Serie A.

2. Son père, terreur de Neuer et légende de Serie A
Le patronyme rappelle de beaux souvenirs. Au moins à tous ceux qui sont nés avant l'entrée dans le nouveau millénaire. Aleksandar Stankovic n'est autre que le fils de Dejan, ancien milieu de la Lazio et de l'Inter Milan. Beaucoup revoient encore cette incroyable demi-volée qui avait puni Manuel Neuer en Ligue des champions.

Grandir avec un tel nom de famille comporte des avantages mais aussi des inconvénients pour Aleksandar, dont un des grands frères (Filip) est gardien à Venise et l'autre (Stefan) a déjà raccroché ses crampons. "J'étudie mon père depuis toujours, a révélé le cadet. Je suis conscient que le nom vient avec un certain héritage et un poids. Mais mon père m'a appris à faire abstraction de tout ça."
3. Passé par Lucerne comme celui qu'il doit remplacer
Sans surprise, Aleksandar Stankovic a fait toutes ses classes d'âge à l'académie des Nerazzurri. "Mon premier souvenir ? Quand j'ai joué sous les yeux attentifs de José Mourinho à Appiano (le centre d'entraînement de l'Inter)", a raconté le Serbe, qui était capitaine chez les jeunes.
Il est peut-être jeune, mais il a une grosse personnalité.
L'an dernier, il a quitté Milan pour la première fois pour rejoindre Lucerne, en Super League. L'intention était naturellement de recevoir un temps régulier. Chez les Suisses, Stankovic a d'ailleurs hérité d'une mission bien particulière : celle de succéder à Ardon Jashari dans l'entrejeu. Tout porte à croire que sa tâche sera exactement la même en Venise du nord. Sa venue suppose probablement un aboutissement dans le dossier qui verrait Jashari rejoindre l'AC Milan.
4. Une personnalité pour une "grande carrière"
Le profil de Stankovic n'est, par contre, pas entièrement similaire à celui de Jashari. Là où le Suisse aime s'infiltrer, le Serbe préfère contrôler et adresser des longues passes bien précises. La qualité de son pied gauche saute aux yeux; il suffit de jeter un œil aux coups francs qu'il a pu transformer. "J'aime bien avoir le ballon dans les pieds et contrôler le jeu", a-t-il indiqué.
Stankovic a un certain caractère également, malgré ses dix-neuf ans. "Il est peut-être jeune mais il a une grosse personnalité, avait décrit son coach à Lucerne, Mario Frick. Ce sera la raison pour laquelle il fera une grande carrière."
5. Fan de Calhanoglu et pote de Dimarco
Stankovic admire évidemment son père mais Hakan Calhanoglu est une autre de ses idoles. "Je lui demande souvent de partager son savoir avec moi, a expliqué celui qui a déjà pu admirer la frappe du Turc depuis le banc des réservistes de l'équipe première. Il me donne beaucoup de bons conseils."
La trajectoire de Stankovic fait penser à celle d'un autre Interiste : Federico Dimarco. L'infatigable latéral italien avait, lui aussi, été prêté par les Nerazzurri en Suisse (à Sion) durant une année. Histoire de se faire les dents. "C'est un gars fantastique, a confié Stankovic. Je le considère comme un grand frère. Il m'a dit qu'aller en Suisse serait bon pour mon développement, que ce serait important de changer d'environnement et de découvrir un autre football."
En espérant que l'expérience lui servira tout autant à Bruges. Il est attendu dès le match contre Malines, lors de la deuxième journée de Pro League.