Sans Marouane Fellaini, Ivan Leko aurait sans doute signé un magnifique doublé, coupe-championnat. Son Shanghai SIPG a terminé à la deuxième place de la Chinese Super League, derrière Taishan, et s’est incliné en finale de la coupe… contre Taishan. Frustrant. "Fellaini ? C’est un joueur au top, vraiment un des tout meilleurs. Les Chinois le respectent énormément et je trouve qu’il mérite tout ce respect."

L’ancien milieu de terrain est tout de même heureux de son aventure asiatique. "Je suis très reconnaissant envers le club pour cette opportunité. Quand vous regardez les entraîneurs qui sont passés par ici, ce sont tous des grands noms, avec de beaux CV (Eriksson, Villas-Boas ou Vitor Pereira). Ils m’aident à m’améliorer en tant que coach et ils me traitent avec énormément de respect. Évidemment, le seul point noir concerne ma famille en Belgique. C’était difficile de voyager avec la crise sanitaire."

L’entraîneur a découvert une nouvelle culture et un style de jeu. "La grosse différence par rapport à ce que j’ai connu auparavant, c’est que les trois ou quatre joueurs étrangers décident souvent des rencontres. Dans mon club, on réalise justement un gros travail pour que les joueurs locaux prennent confiance, leur faire comprendre qu’ils peuvent aussi occuper ce rôle et être aussi décisifs. Sinon, dans la vie de tous les jours, j’ai été très surpris par la vitesse à laquelle le pays se développe, par les nouvelles technologies et la qualité de vie. Je me sens vraiment super bien ici. Ils font en sorte que je me sente à la maison, ce qui me permet d’atténuer le manque avec mes proches."

Une grosse année après son départ, il ne compte donc pas revenir tout de suite en Belgique. Le gros défi qui l’attend, c’est de réaliser une Ligue des champions asiatique digne de ce nom, alors qu’il a été éliminé dès les qualifications, en 2021. "Je suis concentré sur ma mission en Chine. On savait que ce serait difficile vu la distance avec ma famille. Heureusement que ce n’est pas un boulot que j’ai, mais je vis simplement ma passion. La Belgique, c’est mon deuxième pays. Ma famille est toujours là-bas, donc je sais que je reviendrai en tant qu’entraîneur. Mais je ne pourrais juste pas vous dire quand…"