Les années de galère de Fabrice Olinga: "Zulte a refusé de traduire mon contrat"
Le Mouscronnois a connu quelques déceptions à Malaga et en Roumanie.
- Publié le 20-12-2019 à 12h18

Le Mouscronnois a connu quelques déceptions à Malaga et en Roumanie. Le parcours de Fabrice Olinga est pour le moins atypique. À 12 ans, il est repéré par le club espagnol de Majorque.
"C'était un tournoi auquel je participais avec l'académie de Samuel Eto'o. Après dix minutes de jeu seulement, je me fais une entorse contre Majorque. Je me suis dit que mes chances s'étaient envolées. Mais la direction a tout de même décidé de me garder, malgré ma blessure. Je les ai convaincus en dix minutes", sourit-il.
Quatre ans plus tard, il signe un contrat professionneul avec Malaga et devient le plus jeune buteur en Liga, pour sa première apparition, en inscrivant l'unique but du match, sous les ordres de Manuel Pellegrini. "De la pression ? Pas du tout, je n'avais rien à perdre. Ce jour-là, je sentais que quelque chose allait arriver."
Ligue des champions
Malgré cela, il n'a pas vraiment réussi à se faire sa place dans le club andalou. "J'ai été titularisé face au Panathinaikos, lors des barrages de la Ligue des champions et on s'est qualifié. Sauf qu'avec l'argent gagné, les dirigeants ont acheté de nouveaux joueurs et ils m'ont mis de côté. C'était compréhensible car j'étais très jeune. Mais je suis tout de même déçu de ne pas avoir participé aux matchs de poule de la Ligue des champions, je l'avais mérité vu mes prestations."
Désillusion à Zulte
Il a ensuite été prêté à Zulte Waregem, une autre désillusion. "Le groupe était formidable et j'étais très content de mes débuts. La direction m'a proposé un contrat de deux ans. J'ai demandé à avoir le document en français, parce que je ne comprenais pas le flamand et j'étais tout seul. Je savais parler le français, l'espagnol et l'anglais, mais ils n'ont pas voulu traduire le contrat. Je n'allais pas signer un papier que je ne comprenais pas. Et finalement, je ne suis resté que six mois", se souvient le Camerounais.
La série noire s'est poursuivie, avec une aventure en Roumanie qui ne s'est pas bien passée.
"À Viitorul, je n'ai pas été autorisé à jouer. Ils ont changé les règles quand j'ai débarqué, en imposant une limite sur le nombre de joueurs étrangers par équipe. Je m'entraînais, mais je ne pouvais malheureusement pas participer aux rencontres. Ce que je retiens de mon aventure là-bas ? C'est Gheorghe Hagi. Il s'occupait un peu de tout. Il était, en effet, à la fois entraîneur, président… C'est quand même une légende du football."
À Mouscron, il a encore connu quelques soucis administratifs, avec les problèmes de licence. La fin fut quand même nettement plus heureuse.