L'Excel retient son souffle mais Piempongsant ne lâche pas l'affaire
Pairoj Piempongsant n'abandonne pas les Hurlus mais leur licence n'est pas assurée.
- Publié le 27-04-2020 à 12h08

Pairoj Piempongsant n'abandonne pas les Hurlus mais leur licence n'est pas assurée.
C'est inévitablement une bonne nouvelle. Pairoj Piempongsant ne lâche pas totalement les Hennuyers. Les espoirs se réveillent et, contrairement à ce que les dernières nouvelles laissaient présager, Mouscron n'est pas encore mort.
Les plus pessimistes diront que le Thaïlandais ne quitte pas le navire en pleine tempête car il a encore trop d'intérêts en jeu pour être prêt à faire une croix sur les 11 millions d'euros qu'il a déjà prêtés. Ils n'auraient pas tort.
L'homme d'affaires est donc d'accord pour garantir une partie de la somme des 3,2 millions d'euros exigée par la Commission des licences afin d'assurer la continuité de l'activité du club la saison prochaine.
Celui qui avait promis il y a à peine deux ans de gonfler les liquidités de son nouveau jouet après son projet manqué de racheter le Panathinaïkos et de ramener des sponsors asiatiques aux abords de la rue du stade pour faire grandir le REM n'a pas tenu ses promesses mais force est de constater que si la cité des Hurlus possède encore un club en D1, c'est grâce à l'intervention continue de son actionnaire majoritaire.
Mais le changement de sa stratégie est perceptible depuis quelques mois. Après l'opération de vente à un fonds d'investissement anglais avortée de peu en début d'année, Piempongsant garantit une partie des liquidités nécessaires pour espérer revendre son bien, qui aura une valeur marchande toujours plus élevée en D1A, à un autre fonds d'investissement.
Pour le reste, la cession d'un élément comme Jean Butez, dont la valeur est estimée à 3 millions d'euros (la moitié de l'indemnité est réservée au LOSC, son ancien club), pourrait permettre aux pensionnaires du Canonnier, cumulée à une forte réduction du budget, de convaincre les arbitres de la CBAS. Ils sont réputés moins sévères que leurs homologues de la Commission des licences.
Mouscron devra aussi s'expliquer sur l'autre grief qui lui est reproché. La direction du club par les agents Pini Zahavi et Marc Rautenberg en 2017 et en 2018 prouvée soi-disant par des mails échangés entre les deux protagonistes et Jean-Luc Gripond. Sauf que le Français a démenti ses accusations vendredi dans nos colonnes alors qu'il était en litige avec le club.
Si l'Excel obtient sa licence, d'autres questions existentielles apparaîtront assez vite. Comment rester compétitif avec un budget réduit à 5,5 millions d'euros alors qu'il était déjà l'un des plus petits de Belgique avec 8,8 millions ? Bernd Hollerbach souhaitera-t-il poursuivre sa mission avec des liquidités aussi faibles ? Quelle équipe reconstruire en l'absence de leur colonne vertébrale composée de Butez, Sobiech, Boya et Garcia ?
Ces interrogations restent pour l'instant secondaires et l'objectif est clair. Il faut sauver le matricule 216.
