Formé au Standard, Jordi Liongola va découvrir la Jupiler Pro League avec la RAAL face au Standard : "C'était un rêve de le faire avec le Standard"
Parti du Standard à 19 ans, Jordi Liongola a éclaté à la RAAL. Samedi pour la première journée de JPL, le match sera particulier pour l'international burundais.

- Publié le 23-07-2025 à 16h16

Plus que quelques heures et la RAAL fera ses grands débuts en Jupiler Pro League. Ce sera aussi le cas de Jordi Liongola. À 25 ans, l'ailier évolue dans le Hainaut depuis 2022 où il est arrivé en provenance du Lierse à l'époque. Un petit bond en arrière qui lui permet aujourd'hui de réaliser son rêve, quatre saisons plus tard, et d'afficher des statistiques au plus haut niveau. Le calendrier de la JPL lui a, en plus, offert certainement la plus belle affiche dont il pouvait rêver avec le Standard. Douze ans plus tôt, l'adolescent limbourgeois qu'il était à Tessenderlo filait, en effet, 80 km plus au sud et traversait la frontière linguistique pour rejoindre l'Académie du Standard qu'il n'a quittée qu'en 2019. Un match donc particulier.
"Clairement oui. J'y suis arrivé à 13 ans, j'avais quitté la maison à l'époque pour aller en internat, se souvient-il. Le Standard, c'est là-bas où j'ai grandi en tant que personne aussi. J'y ai appris beaucoup. Samedi, il y aura certainement des gens que je vais reconnaître de l'autre côté. Le Standard a marqué ma carrière. Je dois beaucoup à des gars comme Christophe Dessy, Thierry Verjans mais j'ai aussi de bons souvenirs avec tous les gens là-bas, les délégués. Cette partie rouche a compté."
Samedi, c'est avec un maillot vert et blanc qu'il espère monter sur la pelouse mais, il le reconnaît lui-même, il aurait tant aimé le faire des années plus tôt… en rouge et blanc. "Ah oui, aller en D1 avec le Standard, c'était un rêve, s'enthousiasme-t-il. Cela ne s'est pas fait. C'est une petite déception mais c'est comme ça. Aujourd'hui, je suis à La Louvière et j'en suis très heureux aussi."
Avant de connaître le grand saut vers l'élite ce samedi, cet ancien international belge chez les jeunes a galéré, comme beaucoup de jeunes à qui on dit qu'ils ne poursuivront pas avec les pros après le cursus chez les jeunes.
"Ce qu'il m'a manqué pour percer au Standard ? Je pense qu'il ne me manquait pas beaucoup à l'époque pour y arriver mais vous savez, dans ce genre d'Académie, il y en a tellement de jeunes qui rêvent de percer. Et il y a beaucoup de bons joueurs. J'avais des qualités mais peut-être un peu moins que les autres. Ils ont fait un choix à l'époque. Désormais, c'est du passé. J'ai grandi et j'avance désormais à La Louvière."
Dans sa génération Standard, il a côtoyé de futures stars et de futurs internationaux. Arthur Theate, Loïs Openda ou encore Thierry Lutonda notamment sont de sa génération. Le n° 11 de la meute louviéroise a toutefois connu une trajectoire un peu moins orientée vers le haut en quittant le bord de Meuse. "Je suis vraiment heureux de voir ce qu'ils accomplissent aujourd'hui. J'ai encore des contacts avec Arthur mais c'est plus des messages d'encouragements, sourit-il. C'est vrai que j'ai eu un parcours compliqué. Je suis passé par Anvers U23, j'ai connu une année sans club mais j'ai rebondi en ayant travaillé. Aujourd'hui, je peux affirmer que c'est une fierté d'être là."