Ancien cadre de la Jupiler Pro League, Ismaila Coulibaly est de retour, à la RAAL : "La Belgique m'avait permis de me montrer au monde"
Le Malien de 25 ans a déjà connu la Jupiler Pro League. C'était avec le Beerschot où il avait été l'une des révélations de la D1A. Depuis quatre ans, il a grandi et veut refaire le coup comme avec le Beerschot à l'époque.

- Publié le 01-08-2026 à 11h02
- Mis à jour le 05-08-2026 à 09h31

Pour boucler sa préparation, la RAAL a partagé à Brunswick, entre Wolfsburg et Hanovre, face à l'Eintracht. Pour ce 7e amical, Edward Still espèrait voir son équipe faire bonne figure face à une équipe de D2 allemande.
Il a pu compter sur Ismaila Coulibaly, de nouveau été au four et au moulin. Dans l'entrejeu, celui qui a été recruté au Lask Linz en Autriche est un des joueurs qui a été le plus utilisé durant cette préparation. Il a même porté le brassard de capitaine en l'absence de Peano, Gueulette ou encore Lahssaini et ce, malgré la présence d'anciens sur la pelouse. Il présente aussi un profil d'expérience, de solidité et de sérénité.

Si la réalité de la préparation n'assure pas une titularisation le 9 août au Lotto Park, on s'attend à voir Coulibaly jouer un rôle ces prochaines semaines.
Il connaît bien la Jupiler Pro League
La D1A m'a ouvert des portes.
"Tout dépend du coach, reste humble Ismaila. Cela dépend aussi des conditions physiques. J'espère que cela continuera. Cela fait des années que je n'ai plus eu de préparation comme ça. Cela fait du bien d'avoir zéro problème. Je me suis amélioré à chaque match amical. J'ai vu la progression. Je suis aussi revenu en Belgique avec plus de maturité. J'ai gagné en expérience via mes différentes escales, à commencer par l'Angleterre. J'arrive aussi avec le doublé Coupe et championnat d'Autriche dans mes bagages. Je suis désormais plus posé."
Parmi les nombreuses recrues, le Malien est peut-être celui qui connaît le mieux la Jupiler Pro League qu'il avait quittée en juin 2022, à 20 ans. À l'époque, le solide milieu de terrain avait été l'une des révélations du Beerschot et un joueur cadre de la D1A durant ses deux saisons en prêt de Sheffield. Plus de 40 matchs sous nos cieux dont il aime se rappeler.
"Je n'ai que des souvenirs très positifs de ce passage, sourit-il. Il m'a permis de me montrer au monde et cette période m'a ouvert des portes. Bon, malheureusement, je n'ai pas pu m'imposer à Sheffield quand je suis revenu de mon prêt. J'ai connu des blessures en fin de préparation. Ce qui m'a freiné dans mon évolution. J'ai vraiment été malchanceux mais c'est le foot."
S'il ne le ressent pas comme un échec, ne pas réussir à passer l'étape Sheffield reste un petit manquement dans son parcours jalonné d'un autre prêt en Suède, à AIK, avant le transfert en Autriche et ensuite à La Louvière.

La RAAL comme nouveau tremplin
"Les blessures n'ont vraiment pas aidé mais ensuite en Suède, j'ai eu à nouveau du temps de jeu. Ce qui m'a relancé vers l'Autriche, assure-t-il. Ce qui n'a pas aidé dans mon parcours, c'était, je pense, d'avoir appartenu à Sheffield. Quand j'étais au Beerschot, il y a eu de l'intérêt concret de plusieurs clubs plus renommés en Belgique. Si j'avais été un joueur du Beerschot, les Anversois m'auraient vendu pour avoir de l'argent mais Sheffield n'était pas intéressé."
Mon rêve absolu est de retourner en Angleterre et de montrer que je peux être un joueur de ce calibre.
À La Louvière, celui qui compte une cap avec le Mali ne manque pas d'ambitions. Histoire d'effacer ce goût d'inachevé de l'autre côté de la Manche. "Mon rêve absolu est de refaire à La Louvière ce que j'ai pu faire avec le Beerschot et de retourner en Premier League pour montrer vraiment que je peux être un joueur de ce calibre. C'est mon plus grand rêve."
S'il y arrive, peut-être que son père lui dira enfin qu'il est fier. "Mais il ne manque aucun de mes matchs depuis l'Afrique", sourit Ismaila dont le début de carrière a été particulier et fulgurant. Le joueur n'a en effet que dix ans de vie en club dans les jambes. Découvert à 15 ans lors d'une sélection nationale de jeunes alors qu'il ne connaissait que le foot de rue, Coulibaly a rapidement pris le chemin du nord.
Il aura enfin la présence de sa famille près de lui
"Après cette sélection, j'ai quitté mes parents à 16 ans pour aller en Norvège après quelques mois à Oslo Football Académie Dakar". C'est une académie en lien avec le club norvégien de Sarpsborg 08. C'est là que l'adolescent qu'il était a fait ses premières armes en Europe.
"J'étais dans l'académie. Les gens que j'ai rencontrés là-bas restent une famille pour moi. Tout est allé très vite, mais je vivais un rêve en fait. C'était incroyable. J'ai toujours un lien affectif avec eux. C'est comme une maison. J'ai d'ailleurs comme projet d'aller là-bas après ma carrière."
Avant cela, il va tout faire pour réaliser à nouveau des coups d'éclat en D1A avec sa petite sœur pas trop loin, venue pour ses études en France. "Enfin, un membre de ma famille va se rapprocher. Depuis mon départ, ils sont tous au Mali. Pour une fois, j'aurai un membre de ma famille présent dans le stade", sourit-il fièrement.