Riga-Duchâtelet: je t'aime, moi non plus

C'est la troisième fois que le coach travaille sous les ordres du président.

D. D.M.
ASS PN / LUIK , BELGIUM - FEBRUAR 24/2012/ BEGRAFENIS PHYSICAL TRAINER GUY NAMUROIS ; JOSE RIGA, ROLAND DUCHATELET, PHOTO BY KOEN BLANCKAERT -FUNERAILLES DE GUY NAMUROIS
ASS PN / LUIK , BELGIUM - FEBRUAR 24/2012/ BEGRAFENIS PHYSICAL TRAINER GUY NAMUROIS ; JOSE RIGA, ROLAND DUCHATELET, PHOTO BY KOEN BLANCKAERT -FUNERAILLES DE GUY NAMUROIS ©Photo News

C'est la troisième fois que le coach travaille sous les ordres du président. À Saint-Trond, Roland Duchâtelet était connu pour faire confiance à ses entraîneurs, les maintenant contre vents et marées. Guido Brepoels peut en témoigner. Mais depuis qu'il est au Standard, RD a complètement changé. Au Standard, il en est déjà à son sixième entraîneur en trois ans et demi ! Et à Charlton aussi, les coaches ont une durée de vie limitée… José Riga en sait quelque chose.

9 sur 30 en PO1

José Riga est donc le sixième entraîneur du Standard de l'ère Duchâtelet. Il avait aussi été le premier. L'été 2011, quelques jours après le rachat, il avait succédé à Dominique D'Onofrio, arrivé en fin de contrat. Déjà à l'époque, cela avait été une surprise. Si sa carrière l'avait déjà fait goûter à la D1, en tant qu'adjoint au Standard puis avec Mons, il débarquait à l'époque en droite ligne de Visé, en D2. Il avait entamé la saison 2011-12 avec une équipe fortement remaniée. Et amputée de plusieurs joueurs cadres comme Defour, Witsel, Mangala et Carcela. Il avait lancé Batshuayi, avec qui cela ne s'était pas très bien passé.

Il n'avait pas trop misé sur Mpoku, qui n'était pas encore le joueur qu'il est devenu. Et il avait été obligé de lancer Ezekiel, arrivé en janvier 2012 avec l'étiquette de "pari sur l'avenir", dans les playoffs suite à la pénurie offensive (départs de Nong et de Leye au mercato hivernal, des PO1 perturbés par les blessures de Cyriac et de Tchite ainsi que par la suspension de Batshuayi).

Pendant une bonne partie des PO1, José Riga avait aussi été privé de Vainqueur, la révélation de la saison, et de Bolat. Résultat : le Standard n'avait pris que 9 points sur 30 et avait régressé à la 5e place, manquant le ticket européen. Après le dernier match à Anderlecht, José Riga avait annoncé qu'il n'irait pas au bout de son contrat car il voulait relever le défi proposé par Aspire au Qatar. Roland Duchâtelet voulait pourtant poursuivre l'aventure avec lui. Selon la version officielle en tout cas.

Riga à la sauce Rednic

Ce qui est certain, c'est que Roland Duchâtelet continue à faire confiance à José Riga. Peu de temps après avoir racheté Charlton, RD écarte Chris Powell contre l'avis des fans londoniens pour y placer José Riga. "Avec lui et son adjoint Karel Fraeye, on a fait un énorme boulot", nous avait dit Katrien Meire, la CEO belge de Charlton, en septembre. "Ils n'ont pas arrêté de bosser car on a joué seize matches en sept semaines. Et cela a mené au sauvetage. José Riga n'a pas été prolongé, c'est vrai. Je comprends son incompréhension. C'est une décision de Roland Duchâtelet."

À l'époque, José Riga n'avait pas apprécié, évidemment, mais il était resté… gentleman : "Il n'y avait aucune clause de prolongation dans mon contrat, mais je n'imaginais pas un seul instant que cela s'arrête de cette manière. Sans forfanterie de ma part, supporters y compris, on avait été très satisfaits de la bonne tournure des événements et du travail que j'avais pu accomplir. Maintenant, à savoir pour quelle raison je n'ai plus voix au chapitre, cela reste un mystère total à mes yeux." Rednic se pose les mêmes questions...

On pensait que cet épisode sonnait la fin de la bonne entente entre RD et José. On se trompait. José Riga est de retour dans la galaxie Duchâtelet. Et à la tête du vaisseau mère.

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