Nous avons retrouvé Abdelfattah Boukhriss, la surprise de la finale de la Coupe de Belgique 2011
En 2011, le Standard était également privé de son back gauche habituel. C'est l'inconnu Boukhriss qui avait alors remplacé Pocognoli. Retrouvailles.
- Publié le 16-03-2016 à 17h03
- Mis à jour le 16-03-2016 à 17h53

En 2011, le Standard était également privé de son back gauche habituel. C'est l'inconnu Boukhriss qui avait alors remplacé Pocognoli. Le 21 mai 2011, Sébastien Pocognoli était censé disputer la première finale de Coupe de Belgique de sa carrière. La rencontre face à Westerlo devait lui permettre de soulever un trophée avec le Standard, le club de son cœur. Touché physiquement, il a pourtant été contraint de suivre cette apothéose depuis les tribunes du stade Roi Baudouin.
"Je m'étais blessé au genou quelques jours auparavant suite à un contact avec Romelu Lukaku. J'avais quand même tenu à participer au match décisif à Genk, pensant que vu mon âge, je pourrais peut-être participer à la rencontre contre Westerlo. Mais je suis à nouveau fait mal suite à un tacle sur Thomas Buffel et j'ai dû céder ma place. À ce moment, je savais que ma saison était terminée, et donc que j'allais louper cette finale…"
Pour le remplacer, Dominique D'Onofrio n'avait pas mille solutions dans son noyau. Jelle Van Damme pouvait dépanner mais, à l'époque, il évoluait encore au milieu.
À la surprise générale, le technicien liégeois décidait de lancer Abdelfattah Boukhriss. Un choix pour le moins étonnant car l'international marocain, arrivé l'été précédent, n'avait pas encore disputé la moindre minute de jeu en compétition auparavant et était référencé comme défenseur central.
"Je ne m'y attendais pas spécialement", nous raconte le joueur, qui évolue aujourd'hui à l'Ittihad de Tanger. "Je me souviens que je m'étais entraîné durant toute la semaine sans savoir que j'allais intégrer le onze de base. La veille du match, Dominique D'Onofrio et Sergio Conceição m'ont annoncé la bonne nouvelle et directement dit qu'ils me faisaient entièrement confiance. Je tiens à souligner leur courage car je suis bien conscient que cette décision comportait une part de risques pour eux."
Le sympathique défenseur garde un grand souvenir de cette journée. Il s'en souvient même dans les détails. "C'était quand même assez spécial de commencer mon aventure par une finale de Coupe de Belgique. Grâce à l'entraîneur et l'ensemble de mes partenaires, j'ai pu entamer les débats sans vraiment ressentir de nervosité ou de crainte. Tout le monde m'encourageait. Finalement, je ne pense pas m'en être mal tiré, bien au contraire. Aujourd'hui, je peux dire que je n'ai pas beaucoup joué en Belgique mais j'ai ramené un titre à mon club et ça, c'est quelque chose d'extraordinaire, d'autant que ce trophée était attendu depuis très longtemps à Liège", dit-il. "Bien entendu, j'espérais grappiller un petit peu de temps de jeu avant ce match au stade Roi Baudouin, mais je respectais les choix de l'entraîneur, qui était un grand monsieur. Personnellement, je me suis toujours tenu prêt, comme un soldat prêt à remplir la mission qu'on lui donne."
Le succès face à Westerlo entériné, les joueurs étaient, alors, rentrés à Liège pour faire la fête avec leurs supporters, rassemblés en masse "sur la place Saint-Lambert", se souvient très bien Abdelfattah Boukhriss. "J'ai déjà remporté plusieurs trophées tout au long de ma carrière, mais, honnêtement, je n'avais jamais vu une telle ambiance. C'était unique. Les journalistes marocains m'ont tous demandé de leur raconter tout ce qui s'était passé."
Titularisé lors du premier match de la saison suivante, le Marocain est rapidement retourné au pays, à Rabat, avant de passer par le Raja Casablanca, Al Wasl (Émirats arabes unis), Rabat et, aujourd'hui, Tanger.
"Je savais qu'il serait difficile de prendre une place au Standard, d'autant que j'étais encore fort jeune à l'époque. En plus, le Standard fait partie, selon moi, des deux meilleures équipes du pays, avec Anderlecht. Je dirais même que le club occupe la première place grâce à ses incroyables supporters. J'aimerais revenir, un jour, en Europe. Si un club est intéressé, tant mieux pour moi. Comme défenseur central, mais je peux aussi dépanner sur le flanc gauche", sourit-il.
"En contact avec Witsel et Carcela"
Même s'il n'est resté qu'un an, Abdelfattah Boukhriss s'est lié d'amitié avec plusieurs anciens grands noms du Standard. "Je suis encore en contact avec Axel Witsel, Mehdi Carcela et un petit peu Jelle Van Damme. J'essaie également de revenir deux fois par an en Belgique pour saluer tous mes amis", dit-il. "J'essayerai de suivre la finale de dimanche car je suis resté un très grand supporter du Standard. Je suis son actualité de près via les différents réseaux sociaux. J'espère vraiment que le club va gagner."