"Impossible d'être prêts mais on est sur le bon chemin": Mbaye Leye évalue la préparation des Rouches
Mbaye Leye dresse le bilan d'une courte préparation et évoque les sujets chauds.

- Publié le 18-07-2021 à 16h18
- Mis à jour le 18-07-2021 à 22h19

Après plus d'un mois de préparation et six matchs amicaux (quatre partages, une défaite et une victoire), Mbaye Leye et ses joueurs entreront dans le vif du sujet cette semaine avec la réception, vendredi (20 h 45) du vice-champion et vainqueur de la Coupe, le Racing Genk.
Face à Rennes samedi dernier, les Rouches ont montré de bonnes choses durant une heure avant de plier, en infériorité numérique. Ce Standard, qui a perdu Zinho Vanheusden et Michel-Ange Balikwisha et qui n'a pas encore été renforcé, n'est assurément pas encore prêt mais il a tout de même bien évolué durant ces quatre semaines de préparation dont Mbaye Leye dresse le bilan.
Le match face à Rennes : "C'était bon dans le contenu. L'intensité était bonne, les joueurs ont bien coulissé dans ce système. Avec la chaleur, élément nouveau dans la préparation, certains étaient cuits après une heure mais dans l'ensemble, c'est positif. On est sur le bon chemin. Collectivement, tout le monde est en place et tout le monde veut se battre pour l'autre. C'est ça l'idée de base, créer un groupe qui fera, plus tard, ressortir les individualités. Il y a du caractère, de l'envie."
L'absence d'Amallah qui n'a pas joué un match de préparation : "C'est un choix. Les autres ont fait une préparation complète. Peut-être que Selim est prêt mais c'est le moment, maintenant, de jouer sans lui parce que les autres sont prêts."
L'exclusion d'Al Dakhil : "Tous les jeunes ont commis des erreurs durant la préparation. S'il peut le faire en amical et pas en compétition, je n'ai pas de souci avec ça. Mais c'est le lot de la jeunesse, il faut accepter qu'elle se trompe parfois et je l'accepte. Avec les erreurs, ils vont apprendre. Entre-t-il en compte pour le premier match de championnat face à Genk ? Tous les joueurs entrent en ligne de compte. Cela va dépendre de la semaine. Je veux de la concurrence saine. Une fois encore, on parle de restructuration et dans ce cadre, il est important de vouloir jouer pour l'équipe et non pour toi, sinon tu ne seras pas le bienvenu."
Les intempéries qui ont frappé la Belgique et plus durement Liège : "C'était une situation délicate. On a songé plusieurs fois à ne pas jouer ce match car il y a des gens du club qui ont été directement touchés. Il y a des moments où on se rend compte que le football devient dérisoire. Malheureusement, on était obligés de faire notre travail et cela n'empêche pas de penser aux victimes et on sera tous solidaires. C'est toujours en période de peur, de catastrophe, qu'on évoque ce mot solidarité, mais il faut aussi l'être quand tout va bien."
La jeunesse de la défense lui fait-elle peur ? "Si on avait peur de la jeunesse, il ne fallait pas faire appel à moi alors (rires). Plus sérieusement, la qualité n'a pas d'âge. Al Dakhil (19 ans) et Ngoy (18 ans) font des erreurs. On n'est pas dans une position où on peut aller chercher un joueur à sept millions avec des certitudes. On doit plutôt se reposer sur des joueurs qui ont la bonne mentalité. Je l'ai dit à mes joueurs, lorsque tu regardes l'Euro, les équipes qui ont réussi sont celles qui avaient la bonne mentalité. Les individualités, seules, ça ne va pas nous aider. Quand on sera bons en équipe, les individus ressortiront."
La semaine de stage à l'Académie : "Elle a fait du bien même si elle a été un peu chahutée de par les intempéries qui ont fait qu'on a dû s'entraîner sur le synthétique mais on n'est certainement pas à plaindre comparé aux gens qui ont tout perdu. On a encore quatre jours pour préparer Genk et remettre la machine en marche."
L a préparation remarquée de Denis Dragus : "On devait replacer tous les joueurs dans la grille solidarité et la grille collectif. Denis doit s'inscrire dans ce schéma et il est en train de le faire. Il est jeune et il commettra encore des erreurs. On va encore le voir garder le ballon au moment où il doit le lâcher mais il faut l'accepter, cela fait partie de son jeu. Je suis un coach qui va l'accepter et l'aider à s'améliorer. C'est le but avec Denis, lui montrer que j'ai confiance en lui. Il y a de la concurrence devant et il y aura des changements. Je le répète, d'une manière générale, je suis satisfait de ce qu'il montre, notamment dans le pressing négatif quand on perd le ballon, sur l'explosivité et la vitesse qu'on recherche. Il doit rentrer dans le moule et pour l'instant, il le fait bien. Il faut compter sur lui et que les autres soient patients avec lui. J'espère que ce sera la bonne année pour Denis."
Son équipe est-elle prête ? "C'est une question difficile. Ce que j'ai vu pendant une heure contre Rennes, c'est très bien. Mais je ne perds pas de vue qu'ici, au club, on est très vite satisfaits. Je me souviens du mois de janvier où tout était rose… Ce sera encore une saison durant laquelle on devra cravacher, subir et vivre, de temps en temps dans la difficulté et on devra être solidaires. Il y aura du sang neuf, j'espère le plus vite possible, et on pourra encore grandir. Quant à savoir si on est prêts, je pense qu'il n'y a pas une équipe qui le sera pour la première journée. Avec cette préparation réduite, ils ne peuvent pas être prêts. On a récupéré les internationaux plus tard, d'autres joueurs étaient blessés. Il faudra quatre à cinq journées pour être totalement dans le rythme. On est sur le bon chemin et entre le premier match contre Rochefort et le dernier face à Rennes, on a évolué dans tous les domaines."
La potentielle arrivée d'Aron Dönnum : "J'attends que beaucoup de choses se décantent. C'est difficile pour moi de parler de joueurs qui ne sont pas encore ici. Je vais juste me concentrer sur ceux qui sont là et ils sont en train de montrer de belles choses. Je dois voir avec qui je peux partir à la guerre. Il y aura des renforts, c'est sûr et certain car, quand tu pars avec la même équipe, tu ne peux pas espérer faire plus que la saison passée. On a donc besoin de sang neuf, d'avoir quelque chose de nouveau. Dönnum n'est pas encore là. Il répond au profil que je recherche ? Oui… il y a beaucoup de joueurs qui répondent à mon profil. On s'est dit qu'on allait essayer de minimiser les risques et de trouver un joueur qui nous satisfait tous mais il y a beaucoup de paramètres qui entrent en compte."
La perte éventuelle d'Hugo Siquet : "Serait-ce une grande perte ? La question ne se pose pas puisqu'il est là (rires). Elle deviendra correcte si on le perd. Vous pouvez me poser la question à la fin de la saison, après les PO1, non (rires) ?"