Après les incidents de jeudi, le Standard prend les devants et attend la suite
Le club liégeois, qui a notifié l'interdiction de déplacement à ses supporters pour le match à Anderlecht, ce dimanche, attend d'autres informations pour prendre d'éventuelles mesures complémentaires. Il risque, aussi, un match à huis clos.
- Publié le 08-12-2023 à 17h02
Le communiqué du Standard est tombé dès vendredi matin, quelques heures après les incidents du jeudi soir : "Par mesures de prévention et de répression, le Standard a décidé de n'autoriser aucun de ses supporters à se déplacer pour le match de ce dimanche à Anderlecht." Après le huitième de finale de Coupe de Belgique, le match retour de championnat doit en effet être disputé dans la capitale.
Dans un contexte où les rancœurs seront encore présentes, le club liégeois a préféré devancer tout risque de nouveaux débordements. Cette interdiction, pour frustrante qu'elle est pour les supporters qui avaient prévu de faire le déplacement, est une manière d'envoyer un signal fort, souffle-t-on du côté de Sclessin, où on attend d'autres éléments d'informations, de l'agent de liaison du club auprès des supporters et de la police, pour prendre d'autres décisions éventuelles.
Le Standard est par ailleurs sous le coup d'un match à huis clos avec sursis, valable jusqu'au 29 décembre. Les incidents et l'interruption du match – qui en coûtera 25 000 € au club – déboucheront sur une convocation par le parquet, qui pourrait transformer le sursis en sanction effective. Pour un club dont les difficultés financières sont déjà importantes, jouer un match à domicile sans supporter représente un manque à gagner estimé à un million €. Mais, au Standard, on réfute l'idée que le communiqué est une manière de préparer le terrain pour une prochaine convocation.
