Le Standard entame la saison du renouveau, entre incertitudes et espoirs
Depuis son intronisation, Mircea Rednic tente de trouver des certitudes tout en s'avançant sur un fil. Premier vrai test ce samedi à la RAAL.
- Publié le 26-07-2025 à 07h24

C'est l'heure où les sentiments s'entremêlent, les doutes s'entrechoquent. Où l'espoir et les certitudes vacillent. L'excitation et l'impatience ont gagné les corps et les têtes à quelques heures du premier match de championnat. "Pour dire la vérité, j'aurais préféré un match amical ou deux en plus. Ou une semaine supplémentaire. Mais c'est comme ça", a philosophé l'entraîneur Mircea Rednic avant le déplacement à La Louvière. "On a bien travaillé, les gars sont positifs et j'ai confiance en mon équipe."
Le Roumain a affiché un sourire et de l'enthousiasme, en conférence de presse, mais n'a pu dissimuler ce qu'on a interprété comme un brin de nervosité, voire de fatalisme, lié au contexte dans lequel il est amené à travailler.
1. Le mercato
En milieu de semaine, le Standard a perdu l'un de ses titulaires en défense centrale, Nathan Ngoy, transféré à Lille. "C'est embêtant mais j'avais anticipé en testant différents joueurs durant la préparation (NdlR : dont Leunga Leunga et Karamoko). Je savais que Nathan faisait partie des joueurs susceptibles de partir", a commenté Rednic, qui a convoqué Bosko Sutalo bien qu'il soit poussé vers la sortie pour économiser son imposant contrat (2029). "Il connaît sa situation mais s'entraîne toujours avec nous. Il se donnera à 100 % si je fais appel à lui." Il existe de l'intérêt pour le Croate, qui devra bientôt se décider pour son futur.
L'effectif a encore besoin de renforts. Au minimum un ailier droit et un attaquant sont recherchés. Il faudra poser le bon diagnostic pour le poste de défenseur latéral gauche puisque Boli Bolingoli est à nouveau sur la touche.
Devant, Dennis Ayensa a reçu une offre étrangère, il y a plusieurs jours. La direction l'a jugée insuffisante. "Pour l'instant, j'ai réussi à le convaincre de rester. Je l'ai motivé en lui demandant de marquer plus de buts", a glissé Rednic.
2. La RAAL et l'absence des supporters
Se déplacer chez un promu, qui inaugure son stade et son terrain synthétique en D1A, peut ressembler à un piège pour entamer le championnat. D'autant plus sans ses supporters qui boycottent la Easi Arena. "Il manquera quelque chose à l'atmosphère qu'on se fait d'un tel match, a regretté l'entraîneur. J'ai bien répété à mes joueurs qu'on devait respecter cet adversaire, qui surfera sur la spirale de sa promotion."
Sur papier, la spirale est relativement favorable aussi pour les Rouches. Cinq victoires et un partage en six amicaux (12 buts marqués, 2 encaissés), mais le niveau des adversaires rencontrés impose prudence et retenue. Personne ne peut affirmer où en est l'équipe. "Les matchs de compétition ne sont pas faciles à reproduire. En préparation, on a fait ce qu'on avait à faire", a lancé le capitaine Marlon Fossey, resté évasif sur son avenir.
3. La mise au vert réinstaurée
C'est une nouveauté temporaire dictée par Mircea Rednic et Marc Wilmots. Ce vendredi, les joueurs ont passé la nuit en mise au vert au SL16 Football Campus, dont les chambres du bloc pro étaient moins utilisées, dernièrement. "C'est l'occasion de discuter avec les joueurs, de mieux connaître le groupe, d'être focus."
La règle n'est pas figée dans le temps. "Ça dépendra des joueurs. Si les résultats suivent, ils auront leur mot à dire sur le programme. Si on perd, c'est moi seul qui déciderai", a précisé Rednic, dans un clin d'œil.