La situation a dégénéré à Sclessin: les supporters se sont rassemblés devant la T1, certains ultras ont été jusque dans les vestiaires!

La situation a été très tendue après la raclée subie par le Standard à Sclessin contre Gand.

La situation est très tendue à Sclessin
La situation est très tendue à Sclessin ©D.R.

La défaite de trop pour le Standard ? Après l'humiliante dégelée contre la Gantoise, les supporters ont montré leur mécontentement.

Et quand les Ultras quittent leur tribune une dizaine de minutes avant le coup de sifflet final, c'est rarement bon signe. Plusieurs dizaines de supporters se sont rassemblés devant la tribune 1 pour crier leur mécontentement et leur ras-le-bol. Leur patience a des limites.

Il y a eu quelques dégâts au niveau du VIP et une poignée de supporters sont carrément arrivés jusque dans le vestiaire devant des joueurs liégeois médusés, qui se demandaient où était la sécurité. Sur l'esplanade du stade, on a vu quelques échauffourées, avant que la police n'intervienne et ne fasse barrage.

Après la débâcle face à La Gantoise, ce Standard-là fonce droit dans le mur

À cause de cette situation, Vincent Euvrard n'a pas pu se diriger vers l'interview d'après match. "On nous dit que c'est trop dangereux pour le coach de venir maintenant", a expliqué Benjamin Deceuninck, avant de rendre l'antenne.

Par contre, il s'est exprimé pour la DH. "On ne s'attend jamais à ça quand on est footballeur. J'étais dans la pièce d'a côté donc je n'ai pas tout vu mais c'est forcément un peu effrayant pour les joueurs et ça les affecte, a réagi l'entraîneur Vincent Euvrard. Mais une fois l'ambiance retombée, on reviendra tous ensemble pour essayer de se relever. C'est une soirée triste pour le club. Pourtant, je trouve qu'on a entamé ce match comme il le fallait, contrairement à la semaine dernière. On a décidé du rythme du match. Mais en football, tout se passe dans les deux rectangles. On a encaissé trop facilement et jamais été bien placé pour marquer. À l'heure actuelle, on n'est pas capables de gagner, d'une manière ou d'une autre."

Le climat est lourd et tendu. Il le sera encore dimanche prochain pour la venue d'Anderlecht. "Vu les choses qui se sont passées ce soir, oui, on peut parler de crise. Mais il faut laisser les émotions retomber un peu", tempérait Euvrard, dont le bilan n'incite pas à l'optimisme. "Ma personne n'est pas importante. J'ai vu de bonnes choses ce soir. Est-ce que je fais du bon boulot ? Non, puisqu'on vient de perdre trois matchs de suite, et j'en prends la responsabilité. Mais est-ce que je me sens capable de rectifier le tir ? Bien sûr."

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