15 à la suite : cette Union Saint-Gilloise reste affamée et ne lâche rien à la concurrence
Un but à la 97e minute offre un nouveau succès à une Union qui ne lâche rien et démarre 2024 parfaitement.
- Publié le 21-01-2024 à 20h09

Toute la Pro League a beau le savoir, ça surprend toujours. Il faut être parfait, si vous voulez faire chuter l'Union. Saint-Trond l'a presque été, ce dimanche, au stade Marien, mais cela n'a pas suffi, car le leader a exploité au maximum deux moments de relâchement adverse pour s'imposer 2-1. Deux sautes de concentration dans les arrêts de jeu de la première, puis de la deuxième période, synonymes de victoire pour une équipe qui démarre 2024 comme elle a terminé 2023: en gagnant, encore et toujours.
15 matchs sans défaite
La voilà à quinze rencontres consécutives sans défaite en championnat. Pourtant, l'affaire était mal embarquée après l'ouverture du score de l'excellent Zahiroleslam (0-1, 16e), qui punissait une défense gelée sur place. Mac Allister était hors position, Sykes mal pris et Burgess, indolent : il n'y avait personne à sauver sur le but de l'Américain, qui empêchait Heinz Lindner de garder ses filets inviolés pour sa première. L'Union venait de solidement se compliquer la tâche face à des Canaris dont il faut saluer la performance, portés par une structure d'équipe impeccable et un souci de jouer proprement lorsque l'occasion se présente qui les verra embêter du monde en 2024, c'est certain.

Il y avait beaucoup d'absents, côté bruxellois. On ne perd pas six titulaires impunément, même quand on est le leader et qu'on évolue chez soi contre une équipe du milieu du tableau. En plus des suspendus Moris, Lapoussin et Vanhoutte, les internationaux concernés par leurs tournois continentaux ont manqué. "Je ne vais pas me plaindre des absences après avoir autant loué les qualités de mes remplaçants, les choses étaient claires à ce sujet", a glissé avec classe Alexander Blessin.
Mais l'intransigeance de Machida aurait fait du bien sur l'action du 0-1 ; la percussion de Lazare aurait apporté plus vitesse à une équipe qui en a parfois manqué et la palette d'Amoura reste unique. L'Algérien aurait-il mis au fond l'occasion trois étoiles d'Eckert, seul face à Coppens (8e) ? On ne le saura jamais, mais l'Union n'aurait pas dû courir après le score si l'Allemand avait fait mouche.
Quand vous êtes en tête, vous avez ce petit plus au niveau chance.
"Le problème était qu'on jouait trop lentement, en partie parce que la pelouse était compliquée", explique Blessin. "On prenait trop de temps avant de passer le ballon. Ce n'était pas un bon match et Saint-Trond était très bon, il faut le dire aussi. C'est un succès chanceux, au final." Mais on n'enchaîne pas une telle série juste par hasard. "J'ai regardé Leverkusen battre Leipzig, samedi (NdlR : à la dernière minute, également). Parfois, quand vous êtes leader, vous avez un peu de chance en plus grâce à la confiance accumulée."
La RUSG y puise une force, c'est certain. Comme dans cette faim insatiable de victoire. Et dans la largesse de ses atouts offensifs, aussi. Si le 2-1 a été inscrit par un attaquant, Rodriguez, c'était un bon vieux coup de coin tiré par Puertas qui avait permis à Sykes de ramener l'équipe à 1-1 juste avant la pause (45e+2). Tout St-Gilles peut prier pour que l'Espagnol, sorti blessé, ne soit pas sur la touche, car il reste le décapsuleur en chef et l'infatigable moteur de son équipe. Cette absence-là pourrait être celle de trop. Ou pas, qui sait ?