Le Parc Duden plutôt que… celui de Disney, plus cher qu'Oblak et "timide" pour Rangnick : qui est Raul Florucz, le nouvel attaquant de l'Union SG ?
L'Autrichien de 24 ans était le meilleur joueur du championnat slovène. Il a tout de la "traditionnelle" recrue de l'Union SG. Voici cinq choses à savoir sur lui.
- Publié le 19-06-2025 à 08h03

Le stade Marien a son propre Raul. Ne soyez pas étonnés quand vous verrez un maillot floqué de ces quatre lettres devenues légendaires au Real Madrid se balader sur la pelouse à Forest l'année prochaine. Ce n'est pas que l'emblématique numéro 7 des Merengues soit sorti de sa retraite à 47 ans pour faire une pige à l'Union. Plutôt que Raul Florucz (24 ans) préfère être appelé par son prénom. "Parce que personne ne prononce correctement mon nom de famille", a-t-il un jour expliqué.
Voici cinq choses à savoir sur la première recrue estivale des champions en titre.
1. Sa vente fait tomber un record en Slovénie
Florucz sort tout bonnement de la meilleure saison de sa vie : en Slovénie, il a inscrit 18 buts et délivré 13 assists toutes compétitions confondues la saison dernière avec l'Olimpija, club de la capitale sacré champion. Il a même été élu meilleur joueur du championnat. Évoluant le plus souvent sur le flanc droit, l'Autrichien est évidemment rapide, technique, créatif, fort dans les duels et extrêmement dangereux en zone de vérité. Il s'est aussi distingué grâce à sa constance, une qualité très rare pour des joueurs évoluant à son poste. Ce qui a évidemment éveillé l'intérêt de nombreux étrangers.
Finalement, l'Union a remporté la course. D'après les médias slovènes, les Jaune et Bleu auraient déboursé 5,5 millions € pour s'attacher ses services. Ce qui ferait de Florucz le joueur le plus cher de l'histoire de la Prva Liga (la D1 slovène). Il aurait ainsi détrôné Ezekiel Henty, vendu par l'Olimpija à 5M € au Lokomotiv Moscou en 2016, et… Jan Oblak, cédé par l'Olimpija contre 4M € à Benfica en 2010.
2. Pas Portsmouth, Heidenheim, Hambourg…
En Slovénie, tout le monde savait très bien que Florucz allait quitter le championnat cet été. Déjà l'hiver dernier, l'Olimpija avait repoussé certaines approches. Selon le média local Nogomania, Ferencvaros et Elche s'étaient penchés sur son profil. Les Hongrois auraient même formulé une offre de 2,5 millions € (qui aurait rapidement été refusée) pour l'attaquant. D'après Sportklub, un autre média slovène, le club de Bundesliga Heidenheim s'était également montré concret, contrairement à Hambourg et à l'Union Berlin.
De son côté, Portsmouth aurait offert 3,7 millions € pour Florucz. L'ancien club de Premier League remonte doucement la pente en Championship après quelques années difficiles, notamment depuis l'arrivée de Michael Eisner, ancien CEO de Walt Disney Company, à sa tête. Mais ce sera plutôt le Parc Duden et pas celui de Disney que l'attaquant va rejoindre.
3. La visite de Lucescu
Les belles performances de Florucz lui ont en tout cas valu une première sélection nationale en mars dernier. Il est même monté au jeu lors du barrage de Ligue des nations disputé (et perdu) par l'Autriche contre la Serbie. Cette apparition a mis fin aux espoirs de la Roumanie, le pays d'origine de ses parents, de l'attirer dans ses filets. Mircea Lucescu aurait même fait le déplacement à Ljubjana pour essayer de le convaincre. En vain.
Au bout du compte, Florucz a quand même opté pour l'Autriche. "C'est le pays où je suis né et où j'ai grandi", a-t-il justifié.

4. Les compliments de Rangnick
Pour son premier rassemblement en équipe nationale, celui qui a été formé au LASK a évidemment choisi un tube à chanter devant ses coéquipiers. Il a opté pour Ein Stern, titre de DJ Ötzi, surtout connu pour la chanson Hey Baby qui ambiance énormément de stades de foot.
L'exercice n'a certainement pas dû être facile pour le "timide" qu'est Florucz. Ralf Rangnick, le sélectionneur autrichien, a remarqué un garçon "nerveux" pour sa première. Mais l'ancien coach de Manchester United est conquis : "Ses statistiques, pour un gars qui ne joue pas systématiquement dans l'axe, sont impressionnantes. Nous le suivons de près depuis longtemps. Sa réaction (à son appel) démontre que nous avons sélectionné un bon gars."
5. La rouge de la discorde
Mais ce "bon gars" se transforme une fois qu'il foule la pelouse. "Tu es plus agressif sur le terrain, il y a une espèce de déclic, lui a dit son grand ami, compatriote et coéquipier à l'Olimpija Ahmet Muhamedbegovic lors d'un reportage UEFA. On ne reconnaît pas ta personnalité. Tu es plus calme en privé."
Cette agressivité lui a joué un tour lors des récents barrages de la Conference League. À l'aller, contre les Bosniens de Borac Banja Luka, Florucz a été exclu pour avoir donné un coup à un adversaire. Son coach Victor Sanchez ne l'a pas épargné après ce geste volontaire. Les supporters non plus. Au point où il a publiquement dû s'excuser : "Je vais tout faire pour me racheter", avait-il assuré.