Mouscron joue déjà un match charnière face à Westerlo: comment sortir la tête de l'eau ?
Rarement aussi tôt dans la saison, un match aura été aussi déterminant pour un club. Mouscron peut plonger dans la crise ou sortir la tête hors de l'eau. Analyse.
- Publié le 16-09-2016 à 16h15
- Mis à jour le 16-09-2016 à 16h24

Rarement aussi tôt dans la saison, un match aura été aussi déterminant pour un club. Mouscron peut plonger dans la crise ou sortir la tête hors de l'eau.
Ce qu'il faut changer:
La défense a pris l'eau la semaine passée face à Zulte. Il faudra des modifications.
Quand une équipe prend cinq buts en une rencontre, les regards se tournent immédiatement vers la défense.
Le gardien brésilien du REM, Vagner, a été pointé du doigt par Glen De Boeck qui le rendait responsable des trois premiers buts de Zulte. Il est, selon nous, seulement impliqué dans les deux premiers. La saison dernière, l'Israélien Ofir Marciano avait payé cher ses approximations en début de saison. Vagner subira-t-il le même sort ? Delac (prêté par Chelsea) et Defourny sont dans les starting-blocks.
Au poste d'arrière droit, Mickaël Tirpan fait figure d'incontournable malgré ses soucis au genou. Stefan Simic, le défenseur tchèque prêté par le Milan AC ne devrait pas s'inquiéter pour sa place. Le constat est différent pour Daniel Graovac et pour Dimitri Mohamed.
Le Bosnien manque d'automatisme. Glen De Boeck a pointé le fait que celui qui doit être le patron de la défense mouscronnoise ne parle ni l'anglais ni le français. Pour un match aussi important que ce déplacement à Westerlo, De Boeck cherchera-t-il à donner de la confiance à Graovac ou cherchera-t-il à assurer avec Thibaut Peyre ou Cristian Manea ? Le Français a la capacité d'être le patron de la défense mais manque de rythme. Bref, dans les deux cas, Glen De Boeck prendra un risque. À lui de prendre le bon.
À gauche, Dimitri Mohamed a montré ses limites lors des derniers matchs. Jérémy Huyghebaert est prêt à prendre la relève. Nikola Gulan revient seulement de sa déchirure aux adducteurs.
Reste le cas Karim Essikal. Le joueur prêté par Zulte-Waregem reste sur deux matchs difficiles avec un auto-but à Lokeren et une passe meurtrière face à son club propriétaire. Pris en grippe par le public mouscronnois, le milieu de terrain pourrait être ménagé-préservé par le coach.
Ce qu'il faut conserver:
L'équipe a besoin de stabilité et d'expérience. Offensivement, le REM a des atouts.
Depuis le début de la saison, Glen De Boeck cherche son équipe, son onze de base, sa tactique. L'Anversois a essayé de jouer avec deux attaquants mais sans vraiment séduire.
Ce que Mouscron a besoin aujourd'hui, c'est de la stabilité à tous les étages. À commencer sur le terrain. Depuis le début de la saison, jamais le même onze de base n'a été aligné par Glen De Boeck. Et notre petit doigt nous dit que cela ne sera pas encore le cas ce samedi. Pourtant, c'est bien ce que Mouscron a besoin aujourd'hui.
Le capitaine David Hubert doit redevenir le patron du milieu de terrain comme il l'était l'an passé. Depuis le début de la saison, il a été flanqué de plusieurs joueurs : Mohamed, Tirpan, Vojvoda ou encore Essikal. Il est temps qu'Hubert trouve son binôme pour qu'il retrouve son rendement.
Les rares motifs de satisfaction depuis le début de saison, se trouvent dans le secteur offensif des Hurlus. Filip Markovic est passé à travers son match samedi dernier mais tout comme le reste de l'équipe. Le Serbe vise le Taureau d'or. Et cela passe par des buts à Westerlo…
Simon Diedhiou, le Sénégalais, est une des bonnes surprises du début de saison, même s'il n'a pas (encore) trouvé le chemin des filets.
En un match, l'Égyptien Mahmoud Hassan Trezeguet a démontré qu'il pouvait apporter un réel plus dans le jeu mouscronnois. Il est l'élément créatif qui manquait sur l'échiquier hurlu. À lui de rapidement trouver sa place et ses automatismes.
Enfin, Roman Ferber a prouvé en un seul match qu'il pouvait être le buteur que le REM se cherchait depuis le début de saison. Car ni Simon Diedhiou et encore moins Fesjal Mulic ne semblent pouvoir remplir ce rôle. Le Carolo a faim de prouver qu'il méritait plus de considération au Sporting de Charleroi.
L'année passée, un scénario quasi identique
Les optimistes diront que Mouscron est en avance par rapport à la saison dernière. Les Hurlus affichaient à pareille époque un résultat comptable de deux petits points et végétaient à la lanterne rouge. Et comme la saison dernière, les Mouscronnois auraient mérité quelques points de plus au général s'ils avaient fait preuve d'un peu plus de réalisme et possédaient plus d'automatismes.
Pourquoi donc s'inquiéter alors ? Simplement parce que Mouscron, alors RMP, n'avait pas pris un cinglant 1-5 chez lui. Et que le match qui suit n'était pas un déplacement à Westerlo mais bien la réception de Bruges (NdlR : qui s'était soldée par une victoire 2-1).
La situation sur le plan extra-sportif est aussi quasiment identique. Cedomir Janevski était aussi à l'époque sur la sellette mais avait été confirmé par la direction consciente que le coach ne disposait pas d'un groupe compétitif au complet à l'issue des premières journées de championnat. Et le Macédonien avait réussi à saisir la main tendue par la direction en signant un six sur six.
Les supporters mouscronnois espèrent que Glen De Boeck parviendra à réaliser la même chose que Cédomir Janevski. Et c'est d'autant plus déterminant qu'une victoire ce samedi placerait Westerlo à cinq points des Mouscronnois. Dans l'optique de la course pour le maintien, cet avantage ne serait pas négligeable. Les Hurlus devront prendre au minimum un point pour rester au contact des deux autres concurrents pour le maintien : Waasland et Saint-Trond.
Faut-il être confiant ? La tendance est au "oui". La saison dernière, Mouscron a prouvé qu'il répondait régulièrement présent aux moments clés. Dont cette fameuse septième journée de championnat ou en fin de saison lorsque les Hurlus avaient été chercher un match nul à… Westerlo.