Arnauld Mercier est prêt à entamer son troisième mandat à Seraing : "On s'entraîne pour gagner, pas pour jouer"
Le Français Arnauld Mercier a rapidement été charmé par l'offre sérésienne et compte bien inculquer la culture de la gagne à ses jeunes joueurs.
- Publié le 21-02-2026 à 07h01

Dans un sourire, Roy Eliott Löwi énumère les candidatures, parfois farfelues, reçues pour remplacer Kevin Caprasse, parti de "commun accord", comme le prétend la communication officielle du club. "C'est venu de partout. Du Luxembourg, des États-Unis, du Mexique, d'Espagne ou encore de Pologne. Plusieurs coachs belges ont aussi manifesté de l'intérêt, dont certains avec des noms ronflants mais si nous recherchions une star, nous aurions bâti un autre effectif et développé une stratégie différente."
Le choix du directeur général, et de la cellule sportive de Metz, s'est donc porté sur Arnauld Mercier. Le technicien français connaît déjà parfaitement le Pairay, pour y être passé une fois comme entraîneur puis comme directeur sportif. Il avait laissé un bon souvenir, notamment grâce à un jeu résolument porté vers l'avant. "Beaucoup de choses ont positivement évolué depuis mon dernier passage. L'organisation est plus professionnelle, avec notamment deux repas pris au club, des kinés et des collaborateurs qui travaillent à temps plein. Ces initiatives permettent aux joueurs de se concentrer uniquement sur leurs performances."
Ce retour a été menacé. Les premiers contacts ont été noués en début de semaine, alors que Mercier profitait des magnifiques décors de la Corse. Le lendemain, un club français, dont il n'a pas voulu préciser l'identité, l'a contacté. "Je me suis toujours bien senti à Seraing, le choix a donc été vite fait. Mercredi soir, j'étais ici pour signer mon contrat et moins de vingt-quatre heures plus tard, je recevais déjà ma voiture", sourit-il.
Il aurait également pu refuser cette offre à la suite de son expérience traumatisante à l'Olympic. Malgré des résultats encourageants, il avait été prié de plier bagage pour ne pas avoir fait jouer le fils du président. "J'ai vécu une aventure humaine et sportive extraordinaire là-bas. Si Manu Ferrera et moi étions restés, je suis persuadé que nous aurions été l'équipe du second tour. Cette équipe avait été mise en place par des coachs inexpérimentés et nous étions en train de créer quelque chose de bien. Mais je ne voulais pas me plier aux décisions qui venaient de la direction. Je dirais juste qu'on n'achète pas un club de foot pour son fils."
Mon passage à l'Olympic ? On n'achète pas un club de foot pour son fils.
Son licenciement a été une bonne nouvelle pour Seraing car, depuis lors, l'Olympic a retrouvé la lanterne rouge et ne semble plus représenter un danger pour le maintien. "Je connais bien la Challenger Pro League, qui reste une compétition particulière avec des affrontements entre Wallons et Flamands, et un arbitrage pas toujours loyal. Du moins, c'est mon impression. Mon groupe ? On m'a dit que c'étaient des gentils garçons mais moi, ça ne m'intéresse pas car contre Courtrai, il faudra des joueurs prêts à sortir de cette gentillesse pour être performants. On s'entraîne pour gagner, pas pour jouer. Je ne vais pas tout révolutionner en deux jours mais je vais essayer de leur inculquer cette mentalité."
NOYAU
Gillekens, Ngoua, Kebe, Da Costa, Bukusu, Solheid, Camara, Ndiaye, Thiago, Duarte, Boukteb, Bouchentouf, Scarpinati, Diarra, Lockman, Soumah-Abbad, Faye, Muland, Ba, Ondo-Eyi, Akpa-Chukwu.