Seraing joue le match de la peur à Genk : "Si je joue ma tête ? Je n'ai pas cette impression mais je me trompe peut-être"
En cas de défaite, Seraing se retrouverait dans la zone rouge, ce qui pourrait coûter cher à l'entraîneur, Grégory Proment.
- Publié le 24-11-2023 à 18h43
- Mis à jour le 24-11-2023 à 22h14

Il ne faut pas être féru de mathématiques pour comprendre à quel point le match de ce dimanche est important. Une défaite à Genk entraînerait Seraing dans la zone rouge et constituerait le point d'orgue d'un début de compétition complètement loupé. "Tu fais ce métier pour disputer ce genre de rencontre. Si le stress effraie quelqu'un, il doit réorienter sa carrière", explique Grégory Proment.
Ce vendredi, l'entraîneur est resté fidèle à son image lors de la conférence de presse : souriant et disert. Il n'a pas laissé paraître le moindre signe de nervosité alors que son poste serait (logiquement) remis en question en cas de revers. Même si Seraing ne s'attendait pas à jouer les premiers rôles, personne n'imaginait le club lutter pour sa survie dans le monde professionnel. "Je n'ai pas l'impression de jouer ma tête mais je me trompe peut-être, dit-il d'emblée. Si je représente un problème et que le club est certain de se sauver avec un autre coach, il faut me renvoyer. La saison dernière, la direction avait décidé de changer d'entraîneur mais cela n'avait pas fonctionné, sans que cela soit la faute de Jean-Sébastien Legros."
"Le nouveau directeur sportif est proche de moi, et veut m'aider."
Grégory Proment n'a pas encore trouvé la bonne formule. Des changements tactiques et dans le onze de base (Sissoko pourrait être titulaire dimanche après avoir passé trois semaines dans la tribune) entraînent une trop grande instabilité et il n'a pas encore été en mesure de résoudre le problème des entames de matches complètement loupées. "Je vais être clair : je ne veux pas partir. Mais c'est le métier, je dois accepter cette possibilité."
Cette question d'un potentiel départ s'est accentuée à la suite de l'arrivée d'un nouveau directeur sportif, Mario Mendoza, juste avant la trêve internationale. Un moment souvent propice à un licenciement pour marquer le début d'une nouvelle ère. "Dans ce genre de situation, un entraîneur se demande à quelle sauce il va être mangé, surtout quand les résultats ne sont pas favorables. Je n'ai jamais ressenti cette crainte avec Mario. Il essaie d'être proche de moi, et il veut m'aider. Nous avons déjà échangé sur des joueurs de l'équipe U23 et nous avons été charmés par les mêmes profils. Nous sommes sur la même ligne, c'est déjà un bon point."
Reste à voir si cela sera suffisant…
Le noyau
Galjé, Margueron, Sy, Tshibuabua, Solheid, Kilota, Ndiaye, Métanire, Spago, Kebe, Cachbach, Guillaume, Bayo, Lepoint, Sissoko, Douane, Camara, Serwy, Fall, Soumah-Abbad, Sègbè.
Dembélé (déchirure) ne devrait plus jouer avant la trêve. Raillot est suspendu.