Le match à Dender remis, Seraing gagne du temps pour trouver son nouvel entraîneur : "Un coach à poigne pourrait nous convenir"
Le nom du successeur de Grégory Proment sera bientôt connu. Albert Cartier et Laurent Agouazi (Metz) sont notamment cités.
- Publié le 20-01-2024 à 11h52

Après une humiliation, les sportifs apprécient retrouver au plus vite le terrain pour répondre à leurs détracteurs. Cinq jours après le lourd revers face aux Francs Borains, les Métallos ont remisé leur envie de revanche à cause de l'impraticabilité de la pelouse de Dender.
Dans la situation actuelle, ce report ne semble pas être une mauvaise affaire pour Seraing. De nombreux éléments étaient incertains (Cachbach, Lepoint, Douane, Raillot) ou forfaits (Trémoulet, Ndiaye) et les dirigeants n'ont pas encore nommé de nouveau staff technique pour remplacer Grégory Proment, parti en début de semaine. Des noms circulent, comme ceux d'Albert Cartier et de Laurent Agouazi, responsable de la préformation à Metz, sans qu'aucune décision ne soit encore prise. "L'ancien coach a eu le sentiment que nous l'avions abandonné mais ce n'est pas le cas. Je pense que nous avons baissé les bras car nous étions une nouvelle fois menés au score. Désormais, nous avons besoin d'un coach à poigne, qui tape du poing sur la table quand c'est nécessaire. Je connais bien le caractère de notre vestiaire et avec un tel profil, ça passerait… ou ça casserait totalement", détaille Gérald Kilota.
Droehnle, un défenseur français de 25 ans, doit amener son expérience.
L'adjoint Yannick Pauletti était censé dépanner ce week-end, avant l'arrivée du nouveau T1. Conscient que sa situation personnelle n'a "aucune importance", l'ancien défenseur avait déjà affiché son intention d'aligner uniquement des joueurs qui avaient compris que "Seraing était plus important qu'eux", démontrant une nouvelle fois que l'état d'esprit du groupe est déficitaire. "L'ancien coach a une part de responsabilités mais nous sommes les principaux fautifs, poursuit Kilota. On nous donne des consignes mais on ne les applique pas. Individuellement, nous avons le niveau requis mais collectivement, nous ne trouvons pas de solution. Si tous les joueurs ne sont pas déterminés à changer, la direction peut ramener n'importe quel entraîneur, ça ne changera rien…"
Ce groupe, "désagréablement surprenant" comme le qualifie justement Yannick Pauletti, est capable de mettre en danger le leader sur sa pelouse (Zulte Waregem) avant de chuter lourdement face à la plus mauvaise équipe du premier tour (Francs Borains). "Nous sommes jeunes, très jeunes", souffle Gérald Kilota.
Grégory Proment disait même que ce noyau était "trop" jeune. Mario Mendoza, le directeur sportif, espère avoir pallié une partie de ce problème en recrutant Ruben Droehnle, un défenseur central gaucher français de vingt-cinq ans, notamment passé par Orléans, Teplice (Tchéquie) et, dernièrement, Virton.