Challenger Pro League : Seraing aura encore besoin de son foot offensif et séduisant pour battre la bande à Stijnen
Du jeu offensif, de la confiance et du réalisme : les Métallos ont trouvé la bonne recette pour enchaîner les bons résultats.
- Publié le 05-04-2026 à 10h55

Le discours était identique depuis quelques années. Chaque nouvel entraîneur sérésien détaillait son désir réel de jouer un football tourné vers l'offensive, avant de revoir ses ambitions et de tout miser sur un football de transition, avec un bloc positionné bas, essentiellement à cause d'un noyau jugé trop faible pour prendre le jeu à son compte.
Arnauld Mercier a également suivi cette nouvelle tradition…, mais lui tient parole. Il y a longtemps que nous n'avions plus vu Seraing aussi séduisant sur la pelouse. Un jeu au sol, une construction rapide et un réalisme dans les deux rectangles, à un point tel qu'il est légitime de se demander où en serait le club s'il avait montré cette philosophie depuis l'entame du championnat. "J'applique mes principes de jeu, c'est-à-dire en défendant bien pour mieux attaquer et en essayant de libérer les joueurs. Je pense qu'ils ont pris conscience de leur potentiel et qu'ils s'amusent sur le terrain", confirme le coach.
On sent que les joueurs prennent du plaisir sur le terrain.
Le technicien français profite également du travail accompli par Kevin Caprasse lors des huit premiers mois, qui a subi les conséquences du manque d'expérience de ses hommes. Aujourd'hui, chaque joueur a pris de la bouteille, de la confiance, de la sérénité. Tout le monde est prêt à jouer vingt mètres plus haut. "Ce jeu offensif nous plaît, on prend du plaisir. On a des joueurs rapides et techniques. Qu'ils essaient de dribbler, de marquer et, si ça ne marche pas, nous serons derrière eux pour faire le sale boulot", résume Edouard Soumah-Abbad.
Onze buts inscrits et quatre encaissés pour prendre onze points en cinq matchs : le bilan est plus que positif. Le maintien se profile, quelle que soit l'évolution du règlement pour la saison actuelle. "On sent que nous croyons davantage en nos capacités. Les joueurs se montrent plus disponibles, font preuve d'une plus grande solidarité. Le coach a remis de la hargne, de la rigueur et on a tous vu qu'on pouvait marquer beaucoup de buts, sans en encaisser. C'est important pour la suite", termine Noah Solheid.
La venue du Patro Eisden, le chantre du football réaliste, doit confirmer ces bonnes intentions.
LE NOYAU
Gillekens, Ngoua, Kebe, Da Costa, Bukusu, Solheid, Camara, Mabani, Ndiaye, Thiago, Duarte, Boukteb, Bouchentouf, Scarpinati, Diarra, Lockman, Soumah-Abbad, Faye, Muland, Ba, Akpa-Chukwu, Ondo-Eyi.