Orphelins de Mbappé, les Bleus ont du travail
Orphelin de l'efficacité de Mbappé, resté logiquement sur le banc, l'équipe de France a eu les occasions pour s'imposer. Sans les concrétiser.

- Publié le 22-06-2024 à 07h21
- Mis à jour le 24-06-2024 à 16h02

Ainsi va la vie de Kylian Mbappé. Même quand il ne joue pas, le crack de Bondy parvient à faire parler de lui. En dehors du terrain puisque L'Équipe a révélé qu'il réclamait 100 millions d'euros d'arriérés de primes au Paris SG (voir par ailleurs). Sur le terrain aussi tant, sans lui, logiquement préservé quatre jours après sa fracture du nez, les Bleus ont affiché un déchet assez invraisemblable. Qui aurait pu leur être fatal après ce grand frisson de Simons éteint après que le Var ait confirmé la décision de M. Taylor qui a jugé que Dumfries, hors-jeu, a empêché Maignan de plonger (70e). Ce qui ne manquera pas de faire parler.
Comme ce déficit de réalisme français incarné bien malgré lui par Griezmann. Dans un nouveau rôle, le Français s'est montré une nouvelle fois inefficace. Relayeur contre l'Autriche, le capitaine d'un soir a évolué en second attaquant, a frappé le premier (4e) en réaction à Frimpong (1ere) et n'a pas été le dernier pour rater trois opportunités XXL : deux d'un coup en première période (14e) et une pour finir en seconde sur un mouvement délicieux (65e).
Si l'animation offensive française reste encore perfectible, avec un Dembélé trop brouillon à droite et un Hernandez neutre comme rarement à gauche, des certitudes émergent. Cette équipe s'inscrit dans la lignée de ses devancières qui sont allées loin en étant pénibles à jouer avec sa densité athlétique et sa volonté de bien défendre ensemble portée par son trio Rabiot – Kanté – Tchouaméni.
La première association des trois hommes offre un socle sur lequel bâtir : le milieu de la Juventus a été une nouvelle fois précieux par sa science tactique pour compenser, celui d'Al-Ittihad s'est encore démultiplié quand le Madrilène a repris le costume d'un titulaire qu'il n'entend pas abandonner de sitôt.
Dans les buts, Maignan a confirmé qu'il était bien dans son tournoi, dégageant beaucoup d'autorité. Si aucun joueur français n'a encore marqué, la défense bleue donne l'impression d'être déjà au point. Ce que les Néerlandais, plaisant mais aussi prudent, ont pu constater. Comme Mbappé.
Le top : Nathan Aké 7/10
Impactant offensivement contre la Pologne avec ces deux passes décisives, il n'a cette fois-ci que très rarement pris son couloir. Face à un joueur déséquilibrant comme Dembélé, il a d'abord cherché à défendre. Ce qu'il a très bien fait puisqu'il n'a jamais été pris à défaut ou presque. Une rencontre solide.
Le flop : Antoine Griezmann 4/10
Frustré ne n'avoir eu que 47 ballons contre l'Autriche, il en a cette fois-ci touché neuf de plus. Mais pour quel impact ? Si sa frappe lointaine a mis en danger Verbruggen, manquer cette double occasion au quart d'heure ne lui ressemble pas, pas plus que cette offrande de Kanté à l'heure de jeu. Ce manque d'efficacité s'est prolongé également sur des phases arrêtées trop neutres.
Le technique
Pays-Bas : Verbruggen ; Dumfries, De Vrij, Van Dijk, Aké ; Schouten (73e Veerman), Reijnders ; Frimpong (73eGeertruida), Simons (73e Wijnaldum), Gakpo ; Depay (79e Weghorst).
France : Maignan ; Koundé, Upamecano, Saliba, Hernandez ; Kanté, Tchouaméni ; Dembélé (75e Coman), Griezmann, Rabiot ; Thuram (75e Giroud).
Arbitre : M. Taylor (Ang).
Avertissements : Schouten.