Coup dur pour le projet Super League : l'Italie veut interdire ses clubs d'y participer
Dans un communiqué, la Fédération italienne de football a annoncé qu'elle n'autoriserait pas ses clubs à participer à la Super League.

- Publié le 29-12-2023 à 14h18

De retour des placards il y a un peu plus d'une semaine après la décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) évoquant des sanctions de la part de l'UEFA à des clubs en cas de participation à la Super League comme étant "illégales", les promoteurs de la compétition avaient présenté un nouveau format, sans avoir un grand soutien autour de lui. Si le Barça et le Real, ses deux plus grands défenseurs, se sont félicités de la décision, quasiment tous les autres grands clubs ont expliqué qu'ils n'en seraient pas. Seul Naples s'y est montré vraiment favorable.
Mais le club napolitain pourrait vite déchanter. En effet, la Fédération italienne de football (FIGC) a décidé de maintenir dans ses textes une mesure visant à empêcher ses clubs de participer à des compétitions qui ne seraient pas organisées par elle-même, l'UEFA et la FIFA, sous peine de ne pas recevoir sa licence et d'être, de fait, exclu du championnat domestique. Bien évidemment, cette mesure pourrait bien être, un jour, contesté auprès de la justice. Il ne faut donc pas aller trop vite en besogne en disant que les clubs italiens sont d'ores et déjà à écarter.
L'Italie n'est d'ailleurs pas le seul pays à vouloir s'emparer du sujet. En Angleterre, le gouvernement a expliqué qu'une loi sera présentée en 2024 avec l'ambition d'interdire aux clubs anglais de disputer la Super League. Une mesure qui peut faire encore plus craindre les promoteurs de la compétition depuis le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, et donc de sa juridiction. Si le projet n'est pas totalement mort, il a déjà pris de sérieux coups depuis sa sortie du coma. Le voir s'y replonger n'est pas à exclure.
