Alex Teklak revient sur l'exploit du Barça et la déroute parisienne: "Une faillite mentale globale"
Tout juste rentré du Camp Nou, notre consultant Alex Teklak revient sur la remontada barcelonaise.
- Publié le 09-03-2017 à 14h24
- Mis à jour le 09-03-2017 à 14h33

Tout juste rentré du Camp Nou, notre consultant Alex Teklak revient sur la remontada barcelonaise.
"La culture de la gagne ne s'achète pas mais se construit"
"Le gros problème des Parisiens a été de ne pas être mentalement à la hauteur de l'évènement. Tout simplement. En fait, le PSG a été battu par une institution, pas par une équipe. C'est une grande leçon d'humilité qui prouve que la culture de la gagne ne s'achète pas mais qu'elle se construit. Il faut louer le mérite du Barça qui a eu la foi, mais, mentalement, le PSG n'est tout simplement pas habitué à gagner. Plus qu'une culture d'équipe, c'est une culture de club et c'est une leçon pour tous les dirigeants : la culture de la gagne ne s'achète pas, même avec des Ibrahimovic ou des Cavani, elle se construit et se cultive avec l'histoire et le temps."
"Ils avaient peur"
"La faillite mentale a été globale. Quand l'Atletico se rend au Camp Nou, il accepte de subir mais il aterne aussi avec des phases de pressing haut. Paris n'a pas eu cet état d'esprit et a accepté de subir alors que l'équipe n'était pas prête mentalement à le faire. Résultat, tactiquement, si les trois centraux du Barça ne sont pas presser, l'équipe va avoir de gros soucis. Des soucis qui se sont amplifiés au fur et à mesure de la première mi-temps où le PSG a été obnubilé par la volonté de fermer le jeu. Et les bêtises individuelles qui amènent les deux premiers buts trahisssent le fait que le PSG n'était pas conditionné mentalement pour ce match. Clairement, ils avaient peur, on l'a vu dès les premières minutes, notamment avec Thiago Silva. Le PSG s'est posé en position de victime."
"D'abord battus par eux-mêmes"
"L'arbitrage fait parler. Clairement, il y avait penalty sur Di Maria et il n'y avait pas penalty sur Suarez. Mais j'en reviens à l'approche mentale qui a tout conditonné dans ce match. Vraiment. En acceptant de se faire dominer, le PSG a ouvert la porte au Barça. Et en a payé les conséquences. Les joueurs l'ont compris, tous ont précisé qu'ils n'avaient pas été battus par l'arbitrage mais d'abord par eux-mêmes."
"Même les plus grands mettent le bleu de chauffe"
"Dans ce match, le Barça a retrouvé son pressing mais il n'était pas structuré comme sous Guardiola, il répondait plus à une réaction d'orgueil global et a été très étouffant. Encore une fois, on revient au mental. Beaucoup d'entraineurs vont s'inspirer de ce match pour conditonner leurs joueurs face à un évènement contraire en insistant sur le fait que même les plus grands joueurs du monde doivent mettre le bleu de chauffe comme les Catalans l'ont fait."