Edito: On a trouvé une équipe plus faible mentalement que le Standard: le PSG…
Un édito de Benoît Delhauteur
- Publié le 09-03-2017 à 16h30

On pensait avoir vu, avec le Standard samedi dernier sur la pelouse du Canonnier, la démonstration parfaite d'une équipe faible mentalement. Pas d'implication. Pas d'efforts. Pas d'envie. On s'est trompé. Le PSG vient de prouver qu'il était possible de livrer une prestation encore plus mauvaise - dans le domaine psychologique on s'entend, et toutes proportions gardées.
En fait, le non-match des Rouches à Mouscron n'était pas si suprenant. Il n'a été que la suite logique d'une longue et lente descente aux enfers. Le non-match de Paris au Camp Nou est nettement plus choquant. Et tellement plus difficile à expliquer.
On peut parler des heures des (mauvais) choix d'Emery (pourquoi ne pas faire entrer Pastore pour garder la balle???) ou des défaillances techniques des Parisiens. Mais au final, l'élimination a une cause essentielle: l'effondrement psychologique des joueurs du PSG. Ils sont montés sur la pelouse avec le trouillomètre à zéro. Puis, cette peur ne les a jamais quittés. Elle a fait plonger, tous ensemble, dans un cauchemar qui va les poursuivre jusqu'à la fin de leur carrière.
Unai Emery est forcément pointé du doigt. A raison: c'est lui le premier responsable de l'état d'esprit de son équipe au coup d'envoi. Il n'a visiblement pas préparé la rencontre comme il le devait. Il n'a pas délivré le bon message. Et que dire des cadres du PSG? Ou étaient Verratti et Rabiot, si étincelants au match aller, si invisibles au retour?
Les Parisiens ont besoin d'un psy, et vite! Et le premier patient allongé sur le fauteuil sera à coup sûr Thiago Silva. Quand il joue à son vrai niveau, le Brésilien est un joueur qu'on adore. Mais qu'il est faible mentalement! Ce n'est pas la première fois qu'il s'écroule sous la pression. On se souvient de lui, en larmes, lors du Mondial 2014 avant une séance de tirs au but. On se souvient aussi qu'il était absent au match aller à Paris et que l'insouciance du jeune Kimpembe avait beaucoup aidé son club à garder le zéro.
Les joueurs du PSG ont donc tellement craint le pire que le pire s'est produit. La prochaine fois, ils penseront peut-être à ne plus oublier leurs cojones dans les vestiaires.