Ligue 1: Henry et Monaco arrachent le nul 2-2 devant Dijon, le Losc poursuit sa lancée

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Ligue 1: Henry et Monaco arrachent le nul 2-2 devant Dijon, le Losc poursuit sa lancée
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Pour ses débuts au Stade Louis-II en tant qu'entraîneur, Thierry Henry a failli vivre un calvaire contre Dijon (2-2): il a vu son équipe mener, puis se liquéfier avant de réagir pour égaliser, samedi lors de la 11e journée de L1.

Avec sept points au classement, l'équipe comateuse que le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France tente de réanimer, pointe toujours à une piteuse place de relégable (19e).

Contre Dijon, Monaco, qui n'a toujours pas gagné à domicile cette saison, a même enchaîné un 13e match consécutif sans victoire. Et sans un coup de tête salvateur de Kamil Glik pour égaliser, cela aurait pu être pire.

Pourtant, Monaco devait palier à un nouveau forfait, juste avant début de la rencontre. Blessé lors de l'échauffement, Chadli avait laissé sa place à Barreca. Cette douzième défection n'empêchait pourtant pas les hommes de Thierry Henry de bien commencer.

A la manoeuvre offensive, le jeune Diop et le Russe Golovin étaient disponibles et appliqués. A la suite d'un échange avec Sylla, le Russe obligeait Runarsson à détourner sa frappe en corner (15).

Puis Sylla récupérait une passe en retrait mal ajustée de Lautoa pour son gardien. Runarsson sortait alors de sa surface et fauchait le jeune attaquant monégasque. L'arbitre M. Miguelgorry ne bronchait pas, alors que la faute était évidente. Diop, qui avait récupéré le ballon, manquait, lui, sa tentative (17).

Glik sauveur

Monaco, clairement convalescent, comme en témoignaient les espaces laissés derrière dont Balmont (14) et Sliti (26) ne profitaient pas, parvenait toutefois à se créer des opportunités.

Aholou décalait Barreca dans la surface adverse. Ce dernier centrait au deuxième poteau pour Henrichs, dont la reprise victorieuse ravissait Thierry Henry (1-0, 30).

Peu habitués à mener au score cette saison, Glik et les siens, toujours aussi peu sûrs d'eux, se démobilisaient dès l'ouverture du score.

D'abord, Benaglio effectuait une belle parade du pied gauche sur un essai d'Amalfitano (33). Puis dans la foulée, le latéral droit Alphonse, bien lancé par Balmont, égalisait entre les jambes du gardien (1-1, 34).

A la reprise, malgré une magnifique accélération de Diop (47), Monaco allait se faire contrer. Rosier récupérait une relance ratée d'Aït-Bennasser. Au final, Abeid concluait avec l'aide de Jemerson (1-2).

Comme toujours dans la tempête, le seul qui tient la barre à Monaco, c'est Kamil Glik. Sur un coup-franc bien frappé par Adama Traoré, entré en jeu à la place d'un Tielemans transparent, le défenseur central polonais dominait Ciman et Rosier pour égaliser de la tête (2-2, 79).

C'était un moindre mal pour Monaco, qui malgré deux dernières frappes de Traoré à côté (86) et de Aït Bennasser (89), aurait même pu perdre en toute fin de rencontre sur un coup-franc de Sliti (90+2).

L'heure est très grave désormais en Principauté. Et le prochain déplacement à Reims sera vital pour la survie du club dans l'élite.

Strasbourg avance toujours

Longtemps menés, les Strasbourgeois sont allés arracher un point mérité à Guingamp (1-1), samedi pour la 11e journée de Ligue 1, où les Bretons ont trop faibli en fin de partie pour maintenir leur avantage.

Avec ce 16e point de la saison, Strasbourg occupe une belle 7e place provisoire, alors que les Bretons, malgré ce 5e match consécutif sans défaite (1 victoire et 4 nuls), restent derniers avec 7 unités à la différence de but et à 3 points du barragiste, Amiens.

En dépit d'une maîtrise plutôt à leur avantage, les joueurs de Thierry Laurey ont connu les pires difficultés pour contourner l'énorme bloc défensif guingampais.

Souvent pris dans l'entonnoir malgré une vraie volonté de construire et de rester patients, ils ont souvent manqué d'imagination et de vitesse d'exécution pour créer le danger.

Les Bretons, qui attendent toujours leur premier succès à domicile de la saison, avait pourtant réussi à piquer dès leur première offensive.

Un long ballon de Nathaël Julan astucieusement dévié par Ronny Rodelin, avait permis à Nicolas Benezet de reprendre victorieusement de la tête le centre parfait d'Étienne Didot (1-0, 6).

Confrontés à une défense basse et plus resserrée que jamais, les Alsaciens inquiétaient tout de même Kalle Johnsson sur une frappe de Lionel Carole captée en deux temps (22).

Après la pause, leur domination s'intensifiait face à des Guingampais toujours de moins en moins capables de tenir le ballon.

Les Strasbourgeois pensaient arriver à leur fin en obtenant un penalty sur une main de Franck Tabanou (76). Une occasion en or que Lala ne convertissait pas, butant sur un excellent Johnsson (77).

Heureusement pour eux, les hommes de Thierry Laurey parvenaient à leurs fins grâce à Kévin Zohi, après un centre de Benjamin Corgnet, qui crucifiait cette fois Johnsson (1-1, 88) pour offrir un point plutôt mérité aux siens.

Sans briller, le Losc poursuit sur sa lancée

Lille, qui réalise le meilleur début de saison de son histoire, a conforté sa place du dauphin du Paris SG en venant à bout de Caen (1-0) sans briller, samedi lors de la 11e journée de Ligue 1.

Le Losc, moins flamboyant qu'à l'accoutumée dans son Stade Pierre-Mauroy, l'a toutefois emporté grâce à un but du jeune Portugais Rafael Leao (19 ans) en début de seconde période(56e).

Les Dogues, qui ont souffert face à la rugueuse défense normande qui a multiplié les fautes (20), restent intraitables à domicile avec ce sixième succès en six rencontres.

Les hommes de Christophe Galtier, qui iront défier le leader parisien vendredi prochain au Parc des Princes, totalisent 25 points, cinq de moins que le PSG, qui dispute le +Clasico+ à Marseille dimanche.

Caen, qui a concédé sa quatrième défaite de la saison, recule au 13e rang (11 points), avec seulement une longueur d'avance sur le barragiste, Amiens.

Malgré une nette domination et une possession de balle supérieure (58% contre 42%), les Dogues ont manqué de tranchant dans les trente derniers mètres et ont eu du mal à inquiéter Brice Samba, le portier caennais.

Ainsi, Jonathan Bamba écrasait trop sa frappe (3e), Leao n'appuyait pas assez son tir (24e), tandis qu'une frappe de Nicolas Pépé était contrée in extremis par un défenseur normand (17e).

Le Stade Malherbe, de son côté, tentait d'exploiter ses contres mais peinait à trouver le cadre du but de Mike Maignan (un tir cadré sur cinq tentatives).

Leao, soir de premières

Dès la reprise, les Nordistes se ruaient à l'attaque et pensaient ouvrir le score d'entrée par Nicolas Pépé, qui reprenait un centre de Fodé Balo-Touré. Mais le latéral était signalé hors-jeu (46e).

Ils étaient finalement récompensés de leur domination peu après: Pépé, toujours das les bons coups, lançait Leao dans le dos de la charnière caennaise. Le Portugais enchaînait un contrôle orienté et une frappe qui faisait mouche (1-0, 56e).

Le jeune attaquant, annoncé comme un grand espoir du football portugais, a ainsi marqué son premier but avec les Dogues pour sa première titularisation.

Bamba et Pépé étaient ensuite malchanceux en trouvant respectivement la barre transversale (68e) et le poteau (74e).

Sans être à son meilleur niveau, le Losc a tout de même réussi à engranger sa huitième victoire en onze matches cette saison, une statistique impressionnante pour une équipe qui avait arraché in extremis son maintien en mai dernier.

Mais il faudra montrer un bien meilleur visage pour essayer de contrarier l'intouchable leader parisien le week-end prochain.

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