Les questions de l'année sportive 2023 (2/7) : Ballon d'or, Ligue des champions, Messi, Diables et Jeux olympiques
Malgré l'absence de tournoi majeur en 2023, la planète foot aura de quoi grignoter quelques bons moments jusqu'à obtenir des réponses à nos 8 questions.

- Publié le 03-01-2023 à 11h09
- Mis à jour le 04-01-2023 à 11h40

1. Arsenal et Naples garderont-ils leur rythme de champion ?
43 points sur 48 pour Arsenal ; 41 points sur 45 points pour Naples. Un début de saison record pour les deux clubs et une avance déjà confortable sur leur premier poursuivant (+7 sur Manchester City ; +8 sur le Milan AC). On ne les attendait pas à un tel niveau avant le début de la saison, mais les Gunners et les Azzurri ont tous deux creusé petit à petit le tracé d'un potentiel futur exploit qui pourrait se concrétiser au printemps.
Pour Arsenal, toutes les statistiques historiques plaident en leur faveur. Dans l'histoire du championnat anglais, aucune équipe n'a perdu le titre en se présentant avec une telle avance le jour du Nouvel An. De même, jamais une équipe n'a été privée du titre en Premier League en ayant présenté deux victoires d'avance sur le deuxième classé après 16 matchs. Mais ce mois de janvier sera crucial : Arsenal reçoit Newcastle, solide troisième, ce mardi puis ira à Tottenham avant d'accueillir Manchester United. Il restera ensuite 18 matchs à disputer, dont deux affrontements avec Manchester City.
Le chemin des Napolitains est aussi encore semé d'embûche. Mais au contraire des Gunners qui n'ont pas perdu les crocs après la trêve du Mondial, on ne sait pas encore comment réagiront les protégés de Luciano Spalletti. Après la défaite du PSG dimanche soir en France, Naples est désormais la seule équipe invaincue au sein des grands championnats. Mais pour encore combien de temps ? Le choc de mercredi à l'Inter Milan sera déterminant pour évaluer la dynamique de l'équipe qui a encore 23 matchs de Serie A à disputer.

2. Le Real, le PSG et le Bayern conserveront-ils leur titre ?
Contrairement à la saison dernière, le Real Madrid doit à nouveau batailler avec le FC Barcelone. Après quinze journées, les deux équipes possèdent d'ailleurs le même nombre de points (38). La lutte sera assurément une nouvelle fois serrée jusq'au bout, et le parcours européen de chacun risque d'être déterminant pour la fraîcheur en Liga. En sachant que le Barça évoluera en Europa League pendant que le Real luttera pour conserver son titre en Ligue des champions, avec déjà un huitième de finale très chaud contre Liverpool.
Le combat pour le titre risque d'être moins intense en France et en Allemagne. Même si Lens a prouvé dimanche qu'il était possible de faire tomber et faire douter le PSG, les retours de Messi et Neymar pour la suite du championnat permettront sans doute de relancer la dynamique victorieuse. Comme Paris avec Lens, le Bayern compte 4 points d'avance sur son premier poursuivant (Fribourg). Et là aussi, on voit difficilement les Bavarois s'écrouler, et surtout Fribourg, Leipzig ou Francfort rivaliser sur la durée.
3. Un Belge remportera-t-il à nouveau la Ligue des champions ?
En plus des tenants du titre Eden Hazard et Thibaut Courtois, dix-neuf Belges (hors joueurs du Club Bruges) étaient en lice au début de la Ligue des champions. À l'aube des huitièmes de finale, ils ne sont plus que dix (plus les Brugeois) à pouvoir encore espérer soulever la coupe aux grandes oreilles le 10 juin à Istanbul.
Le quatuor du Milan AC (Saelemaekers, Origi, Vranckx et De Ketelaere), le duo de Dortmund (Meunier et T. Hazard) et Romelu Lukaku (Inter) ne font pas partie des favoris, mais ils espèrent profiter de leur statut d'outsiders pour gêner les "plus gros". On pense au PSG et au Bayern qui s'affrontent dès les huitièmes de finale, mais aussi au Real Madrid et à Manchester City.
Le duo Courtois-Hazard, qui doit d'abord écarter Liverpool en huitième, peut forcément croire à un nouveau sacre, mais on se dit aussi que Kevin De Bruyne, malheureux finaliste en 2021 et demi-finaliste en 2022, mériterait d'enfin l'emporter avec Manchester City. Avec le renfort d'Erling Haaland, City peut en tout cas y croire pour faire de KDB le sixième Belge vainqueur de C1, après Eric Gerets (PSV, 1988), Daniel Van Buyten (Bayern Munich, 2013), Divock Origi (Liverpool, 2019), puis Thibaut Courtois et Eden Hazard (Real Madrid, 2022).

4. Kevin De Bruyne peut-il soulever le Ballon d'or ?
La réponse dépend en grande partie de la question précédente, mais la nouvelle mouture du Ballon d'or ne plaide pas vraiment en sa faveur. La faute à sa Coupe du monde ratée qui pèsera très lourd dans la balance finale, même s'il réalise une saison exceptionnelle en club. Vu les nouveaux critères du trophée et les résultats au Qatar, les favoris des bookmakers seront plutôt Lionel Messi et Kylian Mbappé.
À moins que le PSG ne se casse la figure dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions… Auquel cas, d'autres noms pourraient venir s'immiscer dans la lutte au Ballon d'or, qui sera remis au début de l'automne 2023. On pense à Erling Haaland, Vinicius Jr. ou même Karim Benzema, qui pourrait encore entrer dans le débat malgré son absence du Mondial. Et puis évidemment Kevin De Bruyne, troisième du dernier classement.
5. Lionel Messi va-t-il retourner au Barça ?
Le contrat au PSG du nouveau champion du monde expire le 30 juin prochain. Ce sera l'un des feuilletons de ce début d'année. Trois pistes semblent se dégager : prolonger à Paris, tenter un défi aux Etats-Unis ou retourner au FC Barcelone. "Nous avons une stratégie pour le faire revenir à Barcelone. Le Barça aime Leo, les fans aiment Leo et je l'aime aussi. Je vais faire de mon mieux", déclarait le président Joan Laporta l'été dernier.
Mais depuis, la santé financière des Catalans n'a pas vraiment évolué positivement. "Quand nous parlons de Messi, il y a plusieurs questions, comme celle du fair-play financier. Les rêves sont gratuits, mais pas les joueurs", a répondu début décembre à Sport Jordi Cruyff, le directeur sportif du FC Barcelone.
En France, on se montre plutôt optimiste quant à un renouvellement du bail du septuple Ballon d'or dans la capitale. Leo Messi, qui aura 36 ans et juin prochain, envisagerait plutôt un retour à Barcelone l'année suivante. "C'est important qu'un jour il y ait ce câlin final car lui et le club le méritent et les deux doivent faire cet effort", estime Jordi Cruyff.

6. Comment évoluera Cristiano Ronaldo en Arabie saoudite ?
On risque bien de le voir empiler les buts avec Al-Nassr. Même si son année 2022 a confirmé sa logique baisse de niveau, le joueur de bientôt 38 ans (le 5 février) est toujours capable de gestes et de performances de très haut niveau. Le Portugais voudra à la fois aider Al-Nassr à conserver la tête de la ligue, tout en continuant à faire ce qu'il fait de mieux : battre des records.
L'actuel meilleur buteur de championnat d'Arabie saoudite n'est autre que son nouveau coéquipier Talisca (9 buts après 12 journées). Nul doute que CR7 sera désormais la cible de toutes les actions offensives du club et qu'il le rattrapera très rapidement. Grâce à lui, le championnat d'Arabie saoudite recevra en tout cas un fameux coup de projecteur. Il pourrait disputer son premier match ce jeudi contre Al-Ta'ee.
7. Les Diablotins obtiendront-ils leur billet pour les JO ?
Tout se jouera lors de l'Euro U21 organisé en Géorgie et en Roumanie entre le 21 juin et le 8 juillet. Présente parmi les seize nations qualifiées, la sélection de Jacky Mathijssen devra faire partie des quatre meilleures pour obtenir le Graal : un ticket pour les Jeux olympiques de 2024 à Paris. Le chemin vers la demi-finale sera toutefois très difficile, avec d'abord un groupe très relevé à franchir : le Portugal, les Pays-Bas et la Géorgie, qui évoluera devant son public.
La longueur du parcours des Diablotins dépendra aussi des joueurs qui seront mis à disposition de Jacky Mathijssen. Amadou Onana, Charles De Ketelaere, Arthur Theate, Jérémy Doku, Zeno Debast ou Loïs Openda seront-ils libérés, en sachant les Diables rouges affrontent à cette période l'Autriche (17 juin) et l'Estonie (20 juin) dans le cadre des qualifications pour l'Euro 2024 ? Rien n'est moins sûr.

8. La Belgique se qualifiera-t-elle facilement pour l'Euro 2024 ?
Il faudrait une véritable catastrophe pour que les Diables rouges soient privés de voyage en Allemagne l'année prochaine. D'abord parce que le tirage au sort s'est montré plutôt clément, avec la Suède et l'Autriche comme principaux rivaux, devant l'Estonie et l'Azerbaïdjan. Ensuite parce que le tournoi à 24 équipes a multiplié les chances d'être qualifié.
Les deux premiers de chaque groupe sont en effet directement qualifiés. Or, la Belgique fait partie d'une poule de cinq équipes. Et en cas d'échec, les douze équipes les mieux classées au classement général de la Ligue des nations n'ayant pas terminé dans les deux premières places de leur groupe disputeront des barrages.