Real Madrid: Alvaro Arbeloa, du rêve au cauchemar
Venu jouer les pompiers de service, Alvaro Arbeloa ne gardera pas un souvenir impérissable de son baptême du feu comme entraîneur du Real Madrid.

- Publié le 15-01-2026 à 14h37

Nommé en catastrophe lundi dernier pour succéder à Xabi Alonso, Alvaro Arbeloa a repris les rênes de l'équipe madrilène dans un contexte très compliqué.
Pour sa première au poste prestigieux de coach du Real Madrid, l'ancien latéral droit a vécu un véritable cauchemar : il a été éliminé de la Copa del Rey par Albacete, un modeste club de deuxième division.
Dans un Estadio Carlos Belmonte qui rêvait d'un exploit à raconter de génération en génération, le Real a vu sa longue série de victoires lors du premier tour de la Coupe du Roi gâchée.
Une défaite inaugurale, comme Lopetegui
Et dire qu'Albacete, 17e de Segunda División, n'avait jamais battu le Real Madrid auparavant. Cette défaite, qui sonne comme une véritable humiliation indigne d'un géant du foot espagnol et international, a valu à Arbeloa d'être devenu le deuxième coach de l'histoire du Real Madrid à ne pas gagner son premier match officiel à la tête de la Casa Blanca. En effet, depuis plusieurs années, rares sont les entraîneurs du Real à perdre leur premier match.
Seul Julen Lopetegui avait connu pareille déconvenue en débutant par une défaite. C'était en 2018, lors de la Supercoupe face à l'Atlético Madrid. Avec tout le respect qu'on porte à Albacete, il convient de dire que Lopetegui s'était incliné contre un adversaire d'un autre calibre...
Il assume ses choix…
Quelques minutes après s'être remis de sa première déconvenue, Alvaro Arbeloa assumait et prenait la responsabilité de la défaite. "Si quelqu'un est responsable de cette défaite, c'est moi. C'est moi qui ai pris les décisions. Dans ce club, un match nul est déjà négatif, une tragédie… alors une défaite comme celle-ci, surtout contre une équipe d'une catégorie inférieure, c'est douloureux", réagissait-il lors de la conférence de presse d'après-match.
Aurait-il gagné s'il avait aligné sa meilleure équipe ? On n'aura jamais la réponse. Néanmoins, Arbeloa a défendu ses choix : "Je ne regrette rien. J'étais convaincu que l'équipe était la bonne et je referais les mêmes choix une nouvelle fois."
… et sait comment rebondir
Alvaro Arbeloa, formé au Real Madrid, est un enfant de la maison. Il sait comment le club vit et fonctionne. Et il sait que les défaites d'hier peuvent construire les victoires de demain. "Je n'ai pas peur de l'échec. Je comprends ceux qui veulent qualifier ce match de défaite. L'échec fait partie du chemin vers le succès. Cela me rendra meilleur, et nous rendra tous meilleurs", concluait-il.
À présent, l'heure est à la réaction pour Arbeloa et le Real Madrid. Ils doivent rapidement se remettre d'avoir vu s'éloigner deux trophées en quatre jours. Pour le coach, le tout sera de ne pas perdre de points en Liga, sans quoi le Barça se ferait un malin plaisir de filer vers un nouveau sacre. Le défi d'Arbeloa sera donc de réussir à transformer cette première désillusion en moteur pour la suite de la saison.
La presse espagnole, qui lui est d'ailleurs tombée dessus ce jeudi matin, affirmant que plusieurs de ses choix n'étaient pas judicieux, attendra le nouveau mentor des Merengues au tournant, elle qui est bien curieuse de voir comment il gérera les égos et l'effectif et surtout quel style de jeu il va imposer à l'équipe.
Arbeloa a-t-il les épaules assez solides pour diriger ce Real Madrid-là ? Les doutes de certains n'auront pas disparu à l'issue de cette première rencontre. Mais il convient de laisser du temps à l'Espagnol qui devra, très rapidement, imposer sa griffe dans un vestiaire de vedettes.