Lourde défaite des Red Flames face aux Pays-Bas: "On est retombé les pieds sur terre", confie Janice Cayman
1-6 face aux championnes d'Europe et vice-championnes du monde, la Belgique a été remise à sa place avant d'affronter l'Allemagne, un autre ogre européen.

- Publié le 19-02-2021 à 12h38
- Mis à jour le 07-04-2021 à 15h27

Les Red Flames étaient prévenues avant le match de jeudi soir : les Néerlandaises, c'est un tout au niveau que la Suisse que les Belges ont battue le 1er décembre pour assurer leur qualification pour l'Euro 2022.
A l'époque, ce match devenait alors une référence dans le schéma et le planning des Red Flames mais deux mois plus tard, l'euphorie a vite fait place à la remise en question suite à la défaite 1-6 face aux Pays-Bas.
En pleine progression, la Belgique et son staff sont conscients que l'apprentissage passe par ce genre d'étapes et pas seulement par des affrontements répétés et des larges victoires contre la Lituanie, par exemple. Un seul mot d'ordre tout au long des réactions d'après-match: le travail!
"Une claque enrichissante"
"Cette défaite nous remet un peu les pieds sur terre même si on ne s'était pas trop emballées non plus. On avait peut-être la gueule de bois ce vendredi matin. Ce n'est jamais gai de prendre six buts. On a toutes un goût amer pour ce match", lance Janyce Cayman qui n'a quasiment fait que défendre mais qui est aussi l'auteure de l'assist sur le seul but belge de la soirée inscrit par Minnaert. "On sent encore la différence entre les bonnes équipes et les très grandes équipes. Mais même si ça ressemble à une claque, c'est enrichissant."
Ce sentiment d'amertume prouve d'un côté l'ambition des Red Flames, voulant à tout prix progresser sur la scène européenne et mondiale. La défaite, en revanche, démontre encore tout le chemin qu'il reste encore à parcourir face à de telles stars. Et face à une kyrielle de joueuses bien mieux préparées à ce niveau, les Belges n'ont quasiment fait que subir.
"On avait envie de tout donner mais elles jouaient trop facilement entre les lignes", continue Cayman. "Mais surtout, on avait toujours un temps de retard dans les duels. On a peut-être fait preuve de naïveté. Après, on s'est tout de même créé des occasions. Si Davina Philtjens est en réussite et ne touche pas la transversale en début de match, c'est peut-être une toute autre histoire. En tout cas, ce match va nous permettre d'apprendre pour l'avenir à court terme."
"Amber Tysiak a montré qu'elle était là"
Associée pour la première fois à Amber Tysiak en défense centrale, Julie Biesmans n'a pas connu soirée réjouissante. Pourtant, avec la toute nouvelle Red Flame (qui fêtait sa première cap sans complexe), l'entente a été au rendez-vous. "Ayant plus d'expérience, c'était à moi à la coacher sur le terrain mais je n'ai pas senti de sa part un tel besoin. Elle a répondu présent, elle a démontré qu'elle avait la confiance, elle était là."
Joueuse du PSV, l'ancienne joueuse du Standard aurait aimé ne pas vivre une telle avalanche de buts. "Rien que le ranking mondial illustre encore la différence entre nos deux équipes. Tu vois que c'est quand même tout à fait différent. Elles jouent toutes dans des compétitions très fortes. A nous de travailler la dessus même si on a déjà pas mal bossé. Mais c'est vrai qu'elles avaient toujours un temps d'avance. Pourtant lors de notre match face aux USA, c'était encore plus impressionnant. Tactiquement, physiquement, techniquement, c'est un tout qui a fait la différence. On a aussi besoin de grinta, faire sentir à l'adversaire qu'on est là. Ca passe par gagner des duels et après, on peut penser à commencer à jouer."
Dimanche, face à l'Allemagne, les Red Flames se mesureront à nouveau à un adversaire de calibre mondial.