Eliminées de l'Euro, on sentait pourtant les Red Flames monter en puissance
Être battues par un score de tennis, ce n'est jamais gai mais l'élimination de l'Euro avait un goût amer.

- Publié le 08-07-2025 à 07h01

Le Trident peut donc déjà prendre son plan de vol pour Genève : les Red Flames vont malheureusement rentrer de Suisse plus tôt qu'espéré. La défaite face à l'Espagne et le partage entre l'Italie et le Portugal dans l'autre match du groupe ont mis fin aux illusions de Top 8 à l'Euro.
Pourtant, on le savait avant même le début du tournoi : ce n'était pas face aux Championnes du monde que les Red Flames allaient de toute façon pouvoir jouer leur qualification. Après la défaite face à l'Italie, on avait pourtant senti les joueuses conscientes qu'il était temps de passer un cap pour éviter de devenir les supportrices n°1 du Portugal. L'étape était encore trop grande à passer à Thoune. Et c'est dans la peau d'éliminées qu'elles ont vécu tout le match de l'Italie en rentrant au camp de base car le Portugal n'a jamais remis la Belgique dans le game.
La claque face à l'Espagne a fait mal. Mais pas parce que les Belges ont honte de ce score de tennis. Seule l'Espagne avait d'ailleurs marqué autant contre nous dans un passé récent. C'était le 4 avril 2024 en qualif pour l'Euro (7-0), un match qu'Ives Serneels n'avait pas dirigé suite à un Covid long. Ce scénario fait mal car les Flames montaient en puissance. Être parvenues deux fois à égaliser – avec une phase arrêtée et un but en transition rapide, soit des options tactiques écrites avant même le match- face aux Espagnoles, c'est positif et c'était un bon script à répéter avant vendredi.
Évidemment, les statistiques parlent très largement en faveur de la Roja au féminin : 72 % de possession de balle, 34 tentatives contre 4 seulement pour les Red Flames. Avec deux buts (et un 3e, de Wullaert, annulé pour hors-jeu à la 86e), le ratio noir-jaune-rouge était même encourageant.

"J'ai le cœur brisé. Je suis fière de mon équipe, confiait la coach islandaise. Je sais qu'elles ont tout donné. Elles ont saisi leurs chances. J'ai vu beaucoup de courage une grosse partie du match."
Le regard de Beta était surtout abattu pour des filles qui ont montré une mentalité qui leur avait permis de réaliser de grosses performances. Mais Pas cette fois.
Espagne : Nanclares, Battle, Paredes, Aleixandri, Olga (86e, Patri, Alexia, Vicky (46e Bonmati), Caldentey (73e Athenea), Pina, Gonzalez (73e Martin-Prieto).
Belgique : Lichtfus, Deloose, Cayman, Kees, Tysiak, Janssens, Vanhaevermaet, Teulings (79e Blom), Toloba (79e Missipo), Eurlings (65e Dhont), Wullaert.
Arbitre : Ms. Kucsar (Hon).
Cartes jaunes : Teulings, Tysiak.
Les buts : 22e Putellas (1-0), 24e Vanhaevermaet (1-1), 39e Paredes (2-1), 51e Eurlings (2-2), 53e Gonzalez (3-2), 63e Caldentey (4-2), 81e Pina (5-2), 86e Putellas (6-2).