Une histoire belge !

St. L.

12H de Dakar

Circuit, équipes et pilotes bien de chez nous

envoyé spécial au sénégal Stéphane Lémeret

SALY On se croirait dans un bivouac de rallye-raid et pourtant, c'est bien une course en circuit que s'apprêtent à disputer la quinzaine d'équipages belges ayant fait le déplacement pour les premières 12 Heures de Dakar. Une majorité de concurrents noir-jaune-rouge, avec un bel équilibre entre Flamands et Wallons, réunis autour d'une même passion. Cet événement, c'est aux créateurs du circuit de Dakar-Baobabs (situé à une soixantaine de kilomètres au sud de la capitale) qu'on le doit.

Paul Libens - entrepreneur belge bien implanté au Sénégal - et son gendre Jean-André Collard ont fait sortir de... sable ce tracé asphalté de 4,7 kilomètres de long voici moins d'un an. "Nous sommes amoureux de ce pays et de sport automobile" , explique le plus jeune des deux.

"L'idée de créer un circuit nous trottait donc en tête depuis un petit temps et l'interdiction d'organiser les 6 Heures de Dakar (une course qui existait depuis 1952 et qui a vu rouler des pilotes de la trempe de Jacky Ickx ou Jean-Louis Trintignant) dans les rues la capitale a accéléré les choses. La grande force de notre circuit, c'est évidemment d'être situé dans une région où il fait toujours beau. L'idéal donc pour organiser des courses durant l'hiver mais aussi des incentives, des essais constructeurs, etc."

Les 6 Heures de Dakar 2008 ont déjà été organisées sur ce circuit financé à 100 % par nos deux compatriotes. Les Néerlandais de Creventic, organisateurs notamment des 24 Heures de Dubaï, avaient même inscrit les 24 Heures de Dakar à leur calendrier en février dernier, avant d'annuler l'épreuve faute d'un nombre jugé suffisant de participants. "Nous nous sommes donc retroussés les manches pour organiser ces 12 Heures ce week-end" , explique encore J.-A. Collard.

"Avec une petite vingtaine de voitures, nous perdons de l'argent mais nous investissons, pour démontrer que de telles courses peuvent être organisées ici."

Avec des bâtiments non-finis, des autochtones se promenant parfois le long du circuit durant les essais et des animaux qui traversent la piste, le folklore local est au rendez-vous, mais c'est aussi ça que sont venus chercher les concurrents belges, dont Albert Vanierschot, Raphaël van der Straten, Ron Marchal ou encore Christian De Ridder.

Tous s'accordent pour saluer la beauté du tracé, à la fois technique, rapide et bosselé, rappelant sous certains aspects la célèbre Nordschleife du Nürburgring. Déjà un succès en soi !



© La Dernière Heure 2009

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