Verstappen et Baltus au sommet, Neuville et Hamilton dégustent : les tops et les flops de la saison 2025 en sports moteurs
Retour sur les exploits et les gadins de cette saison motorisée.

- Publié le 26-12-2025 à 15h04

Le livre de la saison 2025 des sports mécaniques sur deux et quatre roues s'est refermé il y a quelques jours. Et on ne s'est à nouveau pas ennuyé au cours de ces derniers mois, aux quatre coins de la planète. À domicile ou loin de leurs maisons, nos pilotes nationaux ont brillé de mille feux tandis que plusieurs cadors étrangers ont inscrit leurs noms en lettres d'or au panthéon motorisé, tandis que d'autres ont vécu, hélas, une annus horribilis. Gageons que les fêtes de fin d'année seront une occasion rêvée pour enterrer 2025 et repartir sur de bonnes bases.
Les tops
Baltus fait rêver la Belgique
En 2025, de nombreux Belges se sont mis à suivre la moto grâce à un jeune garçon de 21 ans. Barry Baltus est assurément la personnalité belge de l'année sur le front des sports mécaniques. Le Namurois a réalisé une saison en Moto2 qui a dépassé toutes les espérances avec pas moins de sept podiums dans l'antichambre du MotoGP. Et, surtout, la 3e place finale au championnat. Jamais un Belge n'avait fait aussi bien depuis plus de 40 ans et Didier de Radiguès. La première victoire se fait encore attendre mais gageons que Barry sera attendu au tournant en 2026. Pour lui, le plus dur commence : confirmer.

Verstappen offre une fin de saison explosive en F1
Plus d'un pensait que l'affaire était pliée dès la trêve estivale. La couronne ne pouvait plus échapper à un pilote McLaren, tant les Papayes tournaient autour de la concurrence. Mais Lando Norris et Oscar Piastri devaient faire face à un poil à gratter qu'ils ne redoutaient plus en la personne de Max Verstappen. Le Néerlandais a dynamité la dernière partie de la saison et le duel s'est finalement transformé en un match à trois. Pour la première fois depuis quatre ans, une fin de saison en F1 redevenait palpitante. Lando Norris est un champion du monde méritant mais Verstappen, qui a dû composer avec une Red Bull bien en retrait, a réalisé sûrement sa plus belle saison.

Neuf à la coque pour Ogier
Le garçon n'est pas là pour chasser les records. Les neuf couronnes de l'autre Seb ? Il n'y pensait pas. D'ailleurs, outre-Quiévrain, on refuse de comparer le neuf magique de Sébastien Ogier à celui de son aîné. Toujours est-il que le Gapençais, contraint de reprendre du service par Toyota, a rappelé qu'il demeurait le maître du jeu en WRC. En 11 rallyes en 2025, le Haut-Alpin en a remporté 6 et n'a fini qu'une fois (CER) hors du podium ! L'an prochain, le Français se cantonnera à dix rallyes. Afin de passer plus de temps en famille et notamment avec son fils. La famille, c'est sacré.

Vanthoor roi des Amériques
Il fut de loin notre meilleur homme sur quatre roues en 2025. Laurens Vanthoor a un bilan à en faire pâlir plus d'un. C'est essentiellement aux États-Unis, ce pays qu'il adore, que le Limbourgeois a brillé. Premier Belge à remporter les 24 Heures de Daytona au classement général depuis 2002, premier Belge à remporter les 12 Heures de Sebring au classement général depuis 1998, premier Belge à terminer à la 2e place absolue des 24 Heures du Mans depuis 1996, "Larry" a affolé les statistiques nationales cette année. On rajoute à cela une victoire à Long Beach, une autre à Austin, sans oublier une 3e place à Road Atlanta. Alors, certes, il a dû rendre sa couronne de champion du monde d'endurance, mais il a multiplié les podiums et les victoires sur les grandes courses.

Picariello toujours plus près des étoiles
Il y a encore peu de temps, il était l'équipier de luxe des pilotes amateurs chez Porsche. Mais en l'espace de quelques mois, Alessio Picariello a changé de statut et est plus que jamais une valeur sûre dans l'organigramme allemand. Après avoir fait ses débuts en LMDh l'an dernier, le Carolo à la belle gueule a eu droit à des programmes gratinés en GT3 des deux côtés de l'Atlantique. Et cela a porté ses fruits avec une victoire de catégorie aux 12 Heures de Sebring mais aussi une 2e place absolue aux 24 Heures de Francorchamps où il fut l'unique pilote belge sur le podium général. Cerise sur le gâteau, "Pica" a décroché à l'automne le titre de champion d'Europe GT World Endurance, assurément le championnat GT3 le plus prestigieux et le plus relevé au monde.

Overdrive à nouveau roi du désert
On peut toujours compter sur les hommes de Jean-Marc Fortin pour porter haut les couleurs de la Belgique au milieu de nulle part, en terrain hostile. En début d'année, l'équipe Overdrive Racing de Villers-le-Bouillet a remporté une nouvelle victoire sur le Dakar. Là où c'est particulièrement plaisant, c'est que Boule et ses troupes se sont imposés sous leur propre nom, et non pas sous la bannière Toyota Gazoo Racing, grâce à leur richissime pilote-client Yazeed Al Rajhi. À cela, on peut rajouter le titre de champion du monde des rallyes-raids avec Lucas Moraes, parti depuis chez Dacia.

Les flops
Année noire pour Neuville et Hyundai
Dire que Thierry Neuville et Hyundai sortent d'une saison pénible en WRC est un euphémisme. L'unique victoire du désormais ex-champion du monde en titre lors d'une finale en Arabie saoudite qui a relevé du jeu de la loterie est un arbre qui cache une immense forêt de déceptions et de frustrations. Le Saint-Vithois a certes commis des erreurs mais il a également été trahi par le manque de performance et de fiabilité de sa Hyundai i20 N WRC. En 2025, la marque coréenne a tout simplement été laminée par Toyota qui s'est assuré du titre bien avant la fin de la saison. Maintenant, place aux fêtes de fin d'année pour oublier !

Hamilton et Ferrari, noces orageuses
L'emballage était présenté comme le mariage du siècle et force est de constater que l'union entre Lewis Hamilton et la Scuderia Ferrari a fait pschiiiit comme un mauvais prosecco. Si on fait abstraction de la victoire en sprint à Shanghaï qui compte pour du beurre, le bilan est pour le moins embarrassant pour le septuple champion du monde avec zéro podium et surtout une domination totale de Charles Leclerc dans le garage d'à côté. En fin de saison, ce fut la bérézina avec un Hamilton enchaînant les éliminations en Q1. À plus d'une reprise, le Britannique s'est senti incompris à Maranello et a fait savoir son mal-être à plus d'une reprise. N'est pas Michael Schumacher qui veut !

Red Bull en eaux troubles
À Milton Keynes, on a de nouveau connu une saison chahutée. Après l'affaire Horner de 2024 qui mit au jour les querelles intestines au sein de la maison Red Bull, le taureau rouge a de nouveau fait la Une de la presse spécialisée pour bien des raisons. Tout d'abord avec le départ précipité du team principal historique Christian Horner qui fit office de fusible pour convaincre Max Verstappen de ne pas céder aux sirènes de Mercedes. Un peu plus tard, il y eut également les dérapages de Helmut Marko qui ont conduit à l'éviction de l'impitoyable cyclope autrichien. Sans oublier les remous autour du deuxième pilote RBR, Liam Lawson étant éjecté au bout de deux courses tandis que son successeur Yuki Tsunoda faisait à peine mieux.

La gifle de Porsche au WEC
Voir le constructeur recordman de victoires aux 24 Heures du Mans claquer la porte du championnat du monde d'endurance avec fracas a fait son effet. Porsche est devenu le premier mastodonte de la catégorie Hypercar à délaisser le FIA WEC. Officiellement, la marque allemande (et a fortiori le groupe VW) traverse trop de difficultés financières pour continuer à s'engager au sommet des courses de longue haleine. Officieusement, une Balance de Performances trop aléatoire aurait copieusement refroidi ses dirigeants après que Laurens Vanthoor et ses équipiers sont arrivés 2es à l'issue d'une course parfaite. L'aigreur d'estomac teutonne fut telle que Porsche a mis des bâtons dans les roues de son bras armé Penske et de son écurie cliente Proton qui souhaitaient poursuivre l'aventure.

L'accident de Mathieu Baumel
L'hiver a été marqué par une nouvelle ayant glacé le sang de plus d'un mordu de sport mécanique. Navigateur de Guillaume de Mévius sur le Dakar, Mathieu Baumel a été impliqué dans un grave accident de la circulation alors qu'il portait assistance à une automobiliste. Grièvement blessé et placé dans un coma artificiel, celui qui fut l'artisan des victoires de Nasser Al-Attiyah sur le plus célèbre des rallyes-raids devait se faire amputer la jambe droite. Mais, avec une volonté et un courage hors du commun, le Français a choisi de ne rien laisser tomber. Après avoir effectué son retour dans le cockpit dès cette année, il naviguera de Mévius dans quelques jours en Arabie saoudite. Ou comment faire d'un orage de la vie une force.
