Les contre-braquages de Christian Lahaye avec Thierry Boutsen: quand Mercedes offre la victoire
- Publié le 29-03-2017 à 16h10
- Mis à jour le 29-03-2017 à 16h13

Il y a quelques jours, nous discutions de tout et de rien sous le ciel printanier de Monaco avec Thierry Boutsen.
Il n'était pas tendre avec la nouvelle réglementation technique adoptée par la F1 et basée notamment sur un surcroît d'appendices aérodynamiques, ne pouvant en aucune manière faciliter les dépassements et provoquant exactement l'effet inverse. De fait, le Grand Prix d'Australie ne proposa que de trop rares batailles roue contre roue. Et, s'il y a moins de dépassements que par le passé, les positions sur la grille de départ deviendront encore plus importantes.
Pourtant, ce n'est pas le poleman qui a triomphé. A l'analyse, la raison tombe sous le sens. Hamilton fut mal conseillé et perdit un maximum de temps dans le trafic. En prime, Sebastian Vettel fit son premier arrêt après celui de Hamilton. L'Anglais a perdu la course à cause d'une mauvaise stratégie. Ce n'était pourtant pas l'opinion de Toto Wolff, frappant rudement sur la table à deux reprises. Il préféra évoquer le manque de vitesse mais il fut bien le seul ! La Ferrari de Vettel ne s'est pas rapprochée de la Mercedes mais Mercedes, une fois n'est pas coutume, s'est pris les pieds dans le tapis. Bientôt, Hamilton devrait donc retrouver le chemin du succès. McLaren, par contre, est dans le trente-sixième dessous.
Alonso menace de tout lâcher en ce début de saison, ce qui équivaudrait à se retrouver sans volant puisque toutes les bonnes places et même les autres sont prises depuis longtemps. Il pourrait aussi arrêter sa carrière en F1 prématurément et songer à d'autres disciplines. Vandoorne n'y peut évidemment rien mais le contexte dans lequel il évolue n'est pas à l'image de son talent naissant. Perdre trois secondes au tour sur le premier peloton, c'est la baffe absolue. Son début de carrière en F1 n'est pas facile. L'écurie McLaren n'est plus que l'ombre d'elle-même, ce que ses dirigeants imputent principalement au motoriste Honda.
Lorsque Senna remportait course sur course, Soichiro Honda, le créateur de la marque, passait quelques week-ends dans le stand McLaren. Les temps ont bien changé. Et comme l'inertie est grande entre une idée et sa réalisation, on ne peut croire que McLaren se redressera bientôt. Souhaitons à Stoffel que la résurrection ait lieu avant la grand-messe belge.