Solide leader du championnat, Fabio Quartararo ne gèrera pas au GP des Pays-Bas : "L'année dernière, c'est comme ça que j'ai remporté le titre"
Largement en tête du championnat, le Français continuera à attaquer ce week-end à Assen.
- Publié le 24-06-2022 à 19h47
- Mis à jour le 06-08-2022 à 16h02

Ce Grand Prix des Pays-Bas est le onzième de la saison sur un total de vingt, c'est-à-dire que les pilotes abordent la deuxième moitié du championnat. Alors que le champion du monde en titre, Fabio Quartararo, estimait en début d'année qu'il n'allait pas pouvoir défendre ses chances, handicapé par une Yamaha limitée en vitesse de pointe, le Français est pourtant bel et bien en tête du championnat et avec une solide avance sur ses concurrents : 34 points sur Espargaro, 61 sur Zarco, 72 sur Bastianini, 90 sur Binder, 91 sur Miller et Bagnaia, qui était pressenti pour être son plus grand rival.
Une situation qu'il doit à sa mentalité. Confronté à des motos plus rapides que la sienne, le pilote Yamaha s'est appliqué à rouler proprement et à finir les courses, peu importe la position, pour engranger le maximum de points possibles, sans aller chercher à tout prix le dernier carat. Une stratégie payante puisqu'il est, avec Aleix Espargaro, le seul à avoir inscrit des points à chaque Grand Prix.
Et voyant les autres se prendre les pieds dans le tapis, il a pris confiance, a élevé son niveau de pilotage, désormais, "El Diablo" est le patron incontesté du peloton. Non seulement le Niçois est rapide, mais en plus il ne tombe jamais. Une attitude qu'il n'entend pas modifier ce week-end : "Je ne gère rien du tout. Je suis là pour gagner, course par course. L'année dernière, c'est comme ça que j'ai remporté le titre."
Pas question de gérer donc pour le Français, qui, comme l'année dernière, vise la victoire, dimanche, à Assen, un des circuits mythiques de la discipline. Entraîné dans une spirale positive, avec deux victoires et une deuxième place, conquises consécutivement, Quartararo entend enfoncer le clou et prendre du plaisir. "Le plus important, c'est de se battre au moins pour le podium jusqu'aux Grands Prix du Japon et de Thaïlande fin septembre ; après, on verra", explique le pilote Yamaha. "Mais là, je ne pense qu'au plaisir de remporter des courses et il est fabuleux."
Un moral en béton, de nature à préoccuper ses adversaires.