MotoGP: Bagnaia impérial en Autriche, les Français à la peine

L'Italien s'envole en tête du classement du championnat du monde.

TOPSHOT - Ducati Lenovo Team Italian rider Francesco Bagnaia (R) and Red Bull KTM Factory Racing South African rider Brad Binder compete during the Austrian MotoGP Grand Prix race at the Red Bull Ring race track in Spielberg, Austria on August 18, 2023.. (Photo by Jure Makovec / AFP)
Bagnaia était impérial en Autriche. ©AFP or licensors

Bagnaia impérial en Autriche ! L'Italien s'est envolé au classement provisoire du championnat du monde après avoir réalisé un week-end parfait au guidon de sa Ducati en décrochant la pole position et deux victoires lors du sprint samedi et du Grand Prix dimanche.

Un peu en retrait lors des essais vendredi, le champion au monde en titre a été intouchable ensuite lors des qualifications puis des deux courses disputées sur la piste vallonnée du Red Bull Ring. Parti en tête, il n'a jamais été doublé par aucun de ses concurrents et s'est imposé haut la main à chaque fois.

"Je suis très content car on a réalisé un super boulot ce week-end. C'est une des plus belles victoires de la saison", a estimé le Turinois.

Bagnaia a devancé comme la veille le pilote sud-africain Brad Binder (KTM), tandis que l'Italien Marco Bezzecchi (Ducati-VR46), qui avait chuté lors du sprint, a limité la casse en s'adjugeant la troisième place.

Sous un soleil de plomb, Binder s'est accroché à la Ducati durant quelques tours, avant de la voir s'échapper sans rien pouvoir faire. Le Sud-Africain, qui a prolongé jusqu'en 2026 avec KTM samedi, a toutefois obtenu un nouveau podium sur les terres de son constructeur et conforté son quatrième rang au championnat.

"J'ai vécu un super week-end et avec deux deuxièmes places, on peut être satisfait à 100%. Toute l'équipe a travaillé dur pour améliorer tous les détails et j'ai connu une course fantastique aujourd'hui", a-t-il savouré.

Bagnaia, qui a décroché la 16e victoire de sa carrière dans la catégorie reine, la cinquième en dix Grands Prix cette année, s'échappe encore un peu plus en tête du classement provisoire du championnat du monde puisqu'il possède désormais 62 points d'avance sur l'Espagnol Jorge Martin (Ducati-Pramac), septième dimanche, et 68 sur Bezzecchi.

"Je vais continuer à travailler et à progresser course après course, je ne veux pas penser au titre", a souligné l'Italien de 26 ans, qui comptait 91 points de retard sur le Français Fabio Quartararo à mi-saison l'an passé avant de réaliser une remontée fantastique pour devenir champion du monde.

Zarco a choisi Honda

Quartararo, justement, a réalisé une belle prestation au guidon de sa Yamaha, qui peine pourtant toujours autant. Parti en 9e position, il a grimpé au 6e rang après un bon départ, mais il a été gêné par l'Espagnol Alex Espargaro (Aprilia) et a rétrogradé au-delà du Top 10. Toutefois, il a bien terminé pour prendre la 8e place.

"On a vu clairement les points négatifs de la moto. On doit s'améliorer partout...sur le moteur, l'accélération, le grip (l'adhérence, ndlr)... On est vraiment en difficulté. C'est frustrant mais je suis malgré tout content du travail effectué ce week-end", a détaillé le Niçois.

Johann Zarco (Ducati-Pramac), 10e sur la grille, a connu un dimanche très compliqué: il a d'abord perdu deux places dans le premier tour, et après être remonté au 8e rang, il a reculé inexorablement pour terminer à une décevante 13e place.

L'Avignonnais avait un peu la tête ailleurs ce week-end puisqu'il a enfin pu décider de quoi serait fait son avenir: en fin de contrat chez Ducati, qui lui offrait une prolongation d'un an, il a opté pour un nouveau challenge chez Honda-LCR, l'équipe satellite du constructeur japonais, qui lui a proposé un contrat de deux ans.

"Ces deux dernières années, même en ayant des bons résultats, ça a été difficile de prolonger avec Ducati et c'est stressant tous les ans de ne pas savoir si on va continuer... Pour un sportif de 33 ans, c'est bien d'avoir de la stabilité. Tant qu'on est compétitif, on veut rester en MotoGP et je le suis donc c'est bien d'avoir l'assurance de poursuivre pendant deux ans", a expliqué Zarco dimanche.

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