Le pays du Soleil levant s'annonce nuageux pour Neuville et Hyundai : "J'espère que nous avons les bons réglages…"
Dernière épreuve asphalte de la saison, le Japon devrait achever le calvaire de notre compatriote et du constructeur coréen.
- Publié le 27-05-2026 à 14h34
- Mis à jour le 27-05-2026 à 20h06

Trente degrés à l'ombre. Même sous les érables, l'été pointe le nez dans la région de Chūbu. Alors qu'il marque la mi-saison, ce Rallye du Japon, que l'ajustement du calendrier a déplacé d'automne au printemps, est déjà l'ultime épreuve sur asphalte de l'année !
Un constat qui n'est pas sans faire sourire Thierry Neuville et toute l'équipe Hyundai, largement pénalisée sur cette surface, depuis les modifications opérées sur leur i20N au début de la saison dernière.
Quinze jours après sa victoire au Portugal, et à la veille de ce rendez-vous au pays du Soleil levant, Thierry Neuville nous a livré ses sentiments et ses attentes pour ce rendez-vous dans le fief de Toyota, là même où Martijn Wydaeghe et lui avaient fêté leur titre mondial, fin novembre 2024.
La victoire au Portugal était importante !
Thierry, revenons sur cette victoire au Portugal : avec un peu de recul, à quel point cette victoire était importante pour vous et le team ?
Oh oui, elle était importante, celle-là ! Elle a fait du bien au moral de tout le monde. Mais est-ce que ça va changer quelque chose pour ce Rallye du Japon, je n'en sais rien. En revanche je pense qu'on abordera les sept rallyes terre restants avec plus de sérénité et de gros espoirs de résultat, aussi.
Quelle différence existe-t-il entre un Rallye du Japon en automne et celui-ci, disputé à la fin du printemps ?
Après les premières reconnaissances, je peux enfin répondre à cette question, car j'avoue qu'on partait un peu dans l'inconnu au niveau des conditions. On a fait une partie des spéciales du vendredi et du dimanche. Les routes sont généralement un peu plus propres, mais il en reste tout de même encore pas mal par endroits, ce qui pourrait polluer la route après les premiers passages. Globalement le tracé est très beau, même si la météo s'annonce un peu instable à l'approche du week-end…
Du WRC2 en 2027, sinon il n'y aura pas de championnat !
Sur un tracé comme le Japon, les reconnaissances sont vraiment importantes. Pouvez-vous expliquer pourquoi ?
Même s'il y a de nouvelles spéciales, le tracé est plus moins connu. Mais il y a de nombreux virages qui se ressemblent et il est facile de les confondre, c'est pourquoi les notes doivent être très précises. La vitesse, la trajectoire, les différences d'adhérence, les cordes, dans chaque courbe : c'est ce qui rend la chose difficile. Et puis à ça s'ajoute qu'il y a des parties vraiment en sous-bois, où la route ne sèche jamais vraiment, c'est une donnée importante.
Vu les performances de Hyundai sur asphalte, à quoi peut-on s'attendre face à Toyota qui joue à domicile et qui ouvre la voie ?
C'est un rallye plus lent et sinueux qu'aux Canaries, ce ne sera donc pas pire que là-bas. On a opté pour un réglage à mi-chemin entre la Croatie et les Canaries. J'espère qu'on ne s'est pas trompé, car il ne nous reste plus beaucoup de possibilités d'ajuster la mise au point.
On est quasi à mi-saison, que savez-vous déjà pour 2027 ?
On ne sait toujours pas vers quoi on va. On attend toujours l'annonce d'un nouveau promoteur. Et sincèrement, je crois que la FIA n'aura pas d'autre choix que de baser le règlement de la prochaine saison sur le WRC2, sinon il n'y aura pas de championnat.

En parlant d'avenir, on vous a vu au Nürburgring lors des 24 heures, c'est une épreuve qui vous tente à l'avenir, comme le Dakar ?
Il faut différencier les deux. Je rêve de disputer un jour les 24 Heures du 'Ring', comme d'ailleurs, celles de Spa-Francorchamps. Mais ce seront des 'one-shot', des occasions uniques. Le Dakar, comme d'ailleurs le rallye-raid en général avec son championnat W2RC, je le vois plutôt comme une reconversion après ma carrière en WRC…
