WRC Japon : Solberg (Toyota) craque ; Neuville (Hyundai) perd pied : "C'est un vrai cauchemar !"
Deuxième derrière Evans, Ogier se montre impitoyable pour son équipier suédois.
- Publié le 30-05-2026 à 07h24
- Mis à jour le 30-05-2026 à 14h19

Elfyn Evans (Toyota) conserve la tête du Rallye du Japon, 7e manche du Championnat du Monde des Rallyes (WRC) 2026.
Au terme de la journée de samedi, le pilote gallois, devance ses équipiers Sébastien Ogier (+ 17.8) et Sami Pajari (+ 26.6).
La lutte pour la victoire entre les trois cadors du clan des Yaris s'est intensifiée durant cette deuxième journée.
Signant deux des trois premiers temps scratch du jour pour reprendre une poignée de secondes au leader, Solberg semblait parti pour signer un nouveau meilleur temps dans l'ES10 de Mt. Kasagi (19,32 km), lorsque le Suédois, retardant son freinage à l'excès à mi-parcours, perdit le contrôle de l'arrière de sa Yaris.
Heurtant un arbre avec la roue arrière droite, le jeune pilote Toyota planta le nez de sa voiture en contrebas de la route. Un peu comme en Croatie, Oliver Solberg venait de jouer avec le feu et de se brûler les ailes…
Cela ne m'étonne pas !
"Cela ne m'étonne pas, lançait Sébastien Ogier, impitoyable envers son équipier en apprenant sa sortie de route. Le rythme qu'il tient depuis ce matin était trop élevé. Il prenait beaucoup trop de risques…"
Et pour cause : à mi-spéciale, à l'endroit de sa sortie Solberg affichait 2 secondes de mieux qu'Ogier et avait déjà repris 4 secondes à Evans !
Sur des routes sèches et sous des températures plus élevées que la veille, les pneus durs étaient de sortie de grand matin au pays du soleil levant. Une mauvaise nouvelle pour Thierry Neuville dont l'équation style de pilotage, voiture et pneus ne fonctionne que trop rarement sur ce type de terrain.
C'est de pire en pire !
Passé d'emblée par la Toyota Yaris d'un Takamoto Katsuta retrouvé, notre compatriote n'arrivait cependant pas non plus à résister au rythme de son équipier Adrien Fourmaux. Concédant plus de 30 sur le Nordiste en l'espace des quatre premières spéciales du jour, Neuville se plaignait ouvertement du comportement de son i20 et… d'une panne de frein à main.
"C'est un vrai cauchemar, lâchait le pilote belge. Nous changeons les réglages, mais rien ne fonctionne. Nous sommes très loin de l'équilibre que nous avions hier. C'est même de pire en pire, sans que nous ne comprenions pourquoi ! Notre problème de frein à main n'a pas été résolu. Je le perds encore souvent. Parfois la voiture offre du grip sur le train avant, mais ensuite il disparaît…"
Un problème de surchauffe de pneus, lié à l'équilibre instable de sa Hyundai qui exige plus des pneumatiques qui finissent par perdre leur efficacité…
À ce petit jeu, les Yaris parviennent à maintenir plus longtemps l'efficacité des gommes Hankook avant leur dégradation sur cet asphalte particulièrement surchauffé et plus abrasif qu'ailleurs.
"On a toujours quelques surprises avec le frein à main", avouait Neuville après avoir concédé près de 30 secondes sur la journée à Fourmaux, pourtant parti à la faute dans le premier des deux passages dans la Super Spéciales de Fujioka (3,19 km). "Vendredi soir nous avons durci les suspensions sur l'arrière, mais cela n'a pas produit l'effet escompté. Nous essayons de faire le maximum avec les réglages que nous avons, mais j'ai beau changer les réglages ou modifier mon style de pilotage, cela ne change rien. Mais ce n'est pas toujours évident, même si nous avons pris du plaisir dans ces deux derniers passages. "
