America's Cup: les voiliers volants vont décoiffer
La légendaire America's Cup entre dans le vif du sujet avec le début de la Prada Cup à Auckland.

- Publié le 17-01-2021 à 10h05
- Mis à jour le 17-01-2021 à 20h06

Depuis vendredi, la 36e Coupe de l'America a pris son envol en baie d'Auckland. Née en 1851, la compétition décernera en mars prochain le plus vieux trophée du monde au vainqueur d'un duel opposant un defender et un challenger. Le defender, qui remet son titre en jeu tous les quatre ans, choisit le support et le plan d'eau.
Les challengers s'affrontent au préalable pour désigner le meilleur d'entre eux. En 2021, face au defender Emirates Team New Zealand, les trois syndicats challengers seront : les Italiens de Luna Rossa Prada, les Anglais Ineos Team UK et les États-Unis seront représentés par American Magic.
Depuis des lustres, la Coupe de l'America se dispute historiquement en monocoque, mais après deux éditions courues sur des catamarans à foils, le defender a choisi de disputer l'édition 2021 sur un monocoque AC-75. C'est donc un retour aux sources pour la vieille dame, mais sur une version volante, à savoir un monocoque à foils dépourvu de quille. On avait des doutes lorsque le concept fut présenté en 2017, mais force est de constater que les premières joutes en décembre dernier lors des World Series ont laissé augurer des perspectives spectaculaires que les catamarans volants. Ces nouveaux foilers de 23 mètres avec 11 hommes à bord sont capables d'évoluer au portant à plus de trois la vitesse du vent (plus de 50 nœuds - on frôle les 100 km/h). Le foiler est mené par un équipage de 11 équipiers.
Le Defender Team New Zealand, après son succès en 2017, a choisi de disputer la coupe au large de la capitale Kiwi sur le plan d'eau de la baie d'Auckland. En référence à une expression maorie désignant la force et l'énergie des océans, le défi néo-zélandais a été baptisé Te Rehutai. Depuis le retrait du partenaire historique Louis Vuiton, les phases préparatoires destinées à désigner le challenger sont sponsorisées par Prada. On espère aussi que cette 36e édition, comme de coutume serions-nous tentés d'écrire, ne sera pas aussi trop le théâtre des règlements de comptes devant les tribunaux lors de batailles judiciaires entre syndicats mais cela serait étonnant puisque cette édition fut déjà l'objet d'espionnage, hacking et escroquerie informatique.
En attendant le nom du challenger qui défiera le defender Team New Zealand du 6 au 21 mars, les joutes promettent d'être magiques puisque, à la ramasse en décembre, le challenger anglais Ineos a déjoué tous les pronostics en s'adjugeant les premières régates en ce week-end d'ouverture…