Les Belgian Tornados peuvent compter sur Florent Mabille en 2025 : "Au niveau de la gestion des émotions et du stress, j'ai beaucoup appris"
Le sprinter de Walcourt a accumulé les expériences internationales l'an dernier et entend continuer sur sa lancée.
- Publié le 29-01-2025 à 14h08

Quatrième de la finale olympique des JO de Paris avec les Belgian Tornados, Florent Mabille va ouvrir sa saison 2025 sur 400 m, ce samedi soir, à l'occasion de l'Ifam indoor qui se déroule à Gand. Dans la foulée d'un très bon stage de trois semaines à Stellenbosch, en Afrique du Sud, le sprinter de 28 ans va tenter de retrouver quelques sensations en salle.
"Je n'aurai eu qu'une semaine pour me réhabituer à l'indoor qui, avec ses bousculades, ses virages et ses changements de rythme, ne me convient pas trop. Alors si un beau chrono sort cet hiver, tant mieux ! lance l'athlète de Walcourt. Normalement il ne sera pas trop difficile d'abaisser nettement mon record vu que j'ai une référence à 47.67, pour avoir connu des problèmes physiques quand je m'alignais en salle. En principe, j'aurais déjà pu courir dans les 46 secondes l'année passée. Si c'est le cas pour ma rentrée, je serai déjà très content."

Fin décembre, Florent Mabille a connu un léger contretemps sous la forme d'une petite déchirure d'un centimètre aux adducteurs. Cela ne l'a pas empêché de reprendre ensuite sa préparation tout à fait normalement.
"C'est la deuxième année que je me rends en Afrique du Sud, les conditions sont incroyables, reprend le sociétaire de l'Excelsior. Trois semaines sous le soleil, ça fait vraiment du bien ! Les entraînements se sont bien passés et je veux voir la suite avec optimisme. Mais, pour l'instant, je n'ai que deux rendez-vous à mon programme avec les championnats d'Europe et du monde, à savoir l'Ifam et les championnats de Belgique. Ce n'est pas trop grave dans la mesure où on ne met pas l'accent sur l'indoor (une qualification en individuel serait un bonus), on se prépare surtout pour les Tornados."
L'élève de Joffray Baune a fait connaissance, en début de saison, avec le nouveau coach du relais 4x400 m, Bram Peters.
"Je l'ai rencontré et on a un peu discuté, il m'a ensuite présenté l'agenda de la saison. Plus récemment, lors du stage, mon coach l'a encore revu en Afrique du Sud pour affiner les dates. Je n'en ai pas eu de confirmation, mais a priori l'accent sera mis sur l'Euro indoor (où il y a aussi un relais mixte), en mars, puis sur les Relais Mondiaux en mai et, surtout, les championnats du monde en septembre à Tokyo."
Confiance et progrès
Après une première grande expérience internationale, aux Mondiaux 2023 de Budapest où il a couru avec le relais mixte, 2024 fut une année "riche en expériences diverses", comme le dit Florent.
"Avec le relais, j'ai connu dans différentes situations : j'étais pour la première fois dans les blocs en séries des championnats d'Europe, je me suis retrouvé à courir devant le peloton en séries aux Jeux, et j'ai appris cinq minutes avant la finale olympique que j'allais être aligné, énumère notre interlocuteur. Au niveau de la gestion des émotions et du stress, j'ai appris beaucoup de choses ! Et j'ai vu que j'étais capable d'aller chercher encore plus loin tout en prenant confiance en moi."

Une confiance qu'il tire de sa progression continue. "J'ai couru cinq fois dans les 45 secondes la saison passée, j'ai battu deux fois mon record sur 400 m (45.45) et j'ai explosé mon meilleur temps sur 200 m (20.74). ça fait plaisir ! Je me concentre sur moi avant tout car je sais que cela profitera ensuite à l'équipe."
L'an dernier, les Belgian Tornados se sont aussi trouvé un nouvel élément d'avenir avec Daniel Segers, auteur d'un chrono de 45.38 au Mémorial Van Damme.
La concurrence au sein des Belgian Tornados, c'est une bonne nouvelle !
"C'est une super nouvelle pour toute l'équipe", se réjouit Florent Mabille, qui voit cette concurrence intense pour intégrer le relais comme une stimulation. "C'est, entre autres, grâce à cela que les hommes ont toujours performé, grâce à un certain renouveau et à l'apport de nouveaux visages. Après la retraite de Kevin et Jonathan Borlée, on garde aujourd'hui une base très solide avec Alexander (Doom), Jonathan (Sacoor), Dylan (Borlée), Julien (Watrin), Robin (Vanderbemden) et Christian (Iguacel) en plus de moi. Et certains jeunes frappent déjà à la porte, c'est très positif pour les années à venir."
Des propos empreints d'altruisme qui collent bien à la personnalité de son auteur ainsi qu'à la philosophie de ce projet ayant ramené tant de médailles à la Belgique.