Diamond League à Rome : Noah Lyles s'offre un chrono sous les 9.90 sur 100 m, défaite pour Melissa Jefferson-Wooden sur 200 m (VIDEOS)
Le roi américain du sprint Noah Lyles a tenu son rang à Rome, jeudi, avec sa victoire sur 100 m, contrairement à sa compatriote Melissa Jefferson-Wooden. Côté belge, Elise Vanderelst n'a pas vu l'arrivée du 5000m.

- Publié le 04-06-2026 à 23h42
- Mis à jour le 05-06-2026 à 00h07

L'Américain Noah Lyles a signé son meilleur temps de la saison sur 100 m (9.88), l'événement phare de la soirée, lors du meeting Diamond League de Rome, ce jeudi soir, au stade olympique. Le médaillé d'or des JO 2024 a devancé le Camerounais Emmanuel Eseme (9.94) et le Botswanais Letslie Tebogo (9.95).
"A dix mètres de la ligne, je savais que j'avais gagné et que la course était finie. J'ai commencé à penser comment j'allais célébrer cette victoire", a lancé Lyles en zone mixte.
Pour l'Américain, dont le record personnel est de 9.79, l'année 2026 sera mémorable même sans Jeux olympiques ou Mondiaux : sur son nuage depuis qu'il s'est marié en avril, le roi du sprint aborde l'une de ses rares "saisons creuses" avec "l'envie de s'amuser".
Pour la première fois depuis 2018, Lyles n'a pas cette année de grands rendez-vous à préparer et entend bien en profiter : en courant peu peut-être mais vite.
"Je vais participer à des meetings où je ne suis pas allé depuis un moment ou auxquels je n'ai jamais participé. Je suis allé au Japon, je n'étais pas venu à Rome depuis 2019 et je vais aller à Ostrava, quelque chose que j'ai toujours voulu faire", a-t-il expliqué.

"Il n'y a aucune pression, je n'ai pas besoin d'atteindre un pic de forme pour un moment précis, je vais courir quand je veux, contre qui je veux", a insisté le phénomène floridien, toujours prompt, sur la piste comme micro en main, à faire le show.
Jeune marié
Si Lyles, 28 ans, irradie encore plus qu'à son habitude, c'est qu'il a épousé sa compagne de longue date, la Jamaïcaine Junelle Bromfield, médaillée olympique à Tokyo en 2021, lors d'une luxueuse cérémonie qui a fait les délices notamment du magazine Vogue.

Mais Lyles, huit titres mondiaux et trois médailles olympiques à son palmarès, ne prend pas cette saison à la légère.
"Je ne viens jamais sur une compétition, sans pouvoir tout donner. Si je viens, c'est que je suis prêt. Je dois dire que mes dernières séances d'entraînement ont été parfaites. Je me demande même si je ne suis pas dans la meilleure forme de ma vie à ce stade de la saison ou au moins au niveau de 2024", a-t-il prévenu.
Autre attraction américaine de cette quatrième étape de la Diamond League, Melissa Jefferson-Wooden, qui avait signé il y a neuf mois un étincelant triplé 100 m-200 m-relais 4x100 m aux Mondiaux de Tokyo, n'est pas parvenue à décrocher la victoire pour sa rentrée sur 200 m.
La championne du monde de la distance a pris la 2e place en 22.17 derrière Julien Alfred, vice-championne olympique, lauréate en 21.93.
"Je n'ai pas d'objectif précis cette saison, je veux juste profiter d'être en piste et m'amuser", a dédramatisé Melissa Jefferson-Wooden.
Vanderelst abandonne
Seule Belge engagée dans la capitale italienne, Elise Vanderelst a abandonné peu après la mi-course alors qu'elle occupait la 21e et dernière place.
La victoire est revenue à l'Ethiopienne Likina Amebaw en 14:18.41 pour mener un top 7 100 % éthiopien.

Vanderelst, 28 ans, est déjà qualifiée pour l'Euro de Birmingham, prévu du 10 au 16 août, grâce à son record personnel (14:40.70) établi le 22 août dernier à Bruxelles.
Dans la fraîcheur romaine, d'autres meilleures performances mondiales ont été établies.
L'Américain Trey Cunningham est devenu le hurdler de référence sur 110 m haies en 12.98, nouveau record personnel, en repoussant son dauphin, le Jamaïcain Orlando Bennett à 33 centièmes (13.31).
Pathirage en pointe
La Slovaque Emma Zapletalova, médaillée de bronze du 400 m haies des Mondiaux 2025, a amélioré sa propre MPM en la faisant passer de 52.82 à 52.58, devant l'Américaine Anna Cockrell (52.77) et la Jamaïcaine Rushell Clayton (53.14).
Le Golden Gala avait aussi commencé par une performance de choix, au javelot. Révélation du début de saison, le Sri Lankais Rumesh Tharanga Pathirage est devenu à 23 ans le huitième meilleur performeur de l'histoire en propulsant son engin à 92,62 m.

Septième des Mondiaux 2025 mais déjà en tête du bilan annuel avant sa soirée romaine, il a nettement devancé deux références de la discipline, le Grenadien Anderson Peters, double champion du monde (2019, 2022) et médaillé de bronze des JO-2024 (2e, 83,91 m) et l'Américain Curtis Thompson, médaillé de bronze des Mondiaux-2025 (3e, 83,89 m)